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Charentes Poitou
Une région « intermédiaire » qui a des atouts

Pérenniser la production laitière et imaginer l´avenir, tel est l´objectif des secondes Assises du lait.


Le lait en Charentes-Poitou a une particularité : deux filières très différentes coexistent, l´une en lait de vache et l´autre en lait de chèvre, la région étant leader en chèvres avec 1800 élevages produisant en moyenne 145 000 litres de lait. Côté vaches, elle compte 4100 élevages produisant 304 000 litres et réalise une centaine d´installations par an. Cette coexistence est une « force » aux dires de Jacques Mathé du CER France Poitou-Charentes qui intervenait le 12 octobre dernier lors des secondes Assises du lait de la région. Car « les opérateurs sont sur deux marchés différents, ce qui limite le risque. » La région se caractérise par ailleurs par l´importance du secteur coopératif (70 % de la collecte), et une orientation très marquée beurre en lait de vache (34 %). Imaginer l´avenir et pérenniser la production laitière tel était l´ambitieux programme de ses secondes Assises du lait, organisées par les deux filières.
L´AOC beurre Charente-Poitou est une force en termes d´image. ©DR

Un fort quota par exploitation
En ce qui concerne le lait de vache, la région a des atouts. D´abord son AOC beurre, montée en puissance depuis la première édition en 2002. « C´est une force en termes d´image, mais il est nécessaire de travailler dessus », a souligné Jacques Mathé. Notamment au niveau du cahier des charges de l´AOC ; l´idée d´un lait produit à partir de 100 % de fourrages issus de la région, évoquée par le syndicat des laiteries, a suscité des réactions. Autres atouts : « Charentes-Poitou garde une bonne densité d´outils de transformation, contrairement à d´autres régions « intermédiaires » comme le Sud-Ouest. Et les élevages sont très bien adaptés à la compétition par les prix grâce à leur taille, à la mise aux normes réalisée et à un fort quota moyen par exploitation ». « L´avenir est devant les laitiers », a pour sa part affirmé Jean-Marie Davion, responsable du programme « Vivre du lait ». Il a rappelé qu´« en 2015, la fin des quotas est annoncée », et déplore que « l´on fasse payer des pénalités aux producteurs alors que la France est en sous-réalisation. » L´objectif de cette journée est « qu´il y ait moins d´abandon de lait, les usines doivent tourner ».
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