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Une nouvelle relation éleveur-vétérinaire dans les grands troupeaux

Moins d’interventions en médecine individuelle et davantage en suivi avec des visites régulières. Témoignages.

Fabien Gohier (au micro) et son vétérinaire Olivier Crenn : « Avec le suivi, on a gagné en performance. »
© A. Conté

Au Gaec de la Marche en Mayenne qui produit 1,2 million de litres, c’est une succession de retournements de caillette lié à la préparation au vêlage qui a été le déclic. «Notre vétérinaire, Olivier Crenn, nous a alors proposé un suivi global », a expliqué Fabien Gohier, l’un des cinq associés, lors d’une journée sur les grands troupeaux laitiers organisée pour les vétérinaires par le laboratoire MSD-Santé animale. Olivier passe toutes les quatre semaines sur l’élevage à une date programmée. Il est rémunéré 4€/1000 litres par an :«c’est le prix de la tranquillité et de la sérénité, la relation est plus saine, et nous avons gagné en performances», estime Fabien. Ce type de suivi occupe la moitié du temps d’Olivier : « je ne conçois pas aujourd’hui mon métier de vétérinaire autrement. Il permet de bâtir une vraie relation de confiance entre chefs d’entreprise ».

Le prix de la tranquillité et de la sérénité

Bruno Dalez accompagne lui aussi des grands troupeaux dans les Deux-Sèvres. « Cette nouvelle relation avec les éleveurs demande de la discipline et de la rigueur », ajoute-t-il. Elle implique la mise en place d’indicateurs, d’objectifs, des visites régulières, la consultation des alertes…. C’est "beaucoup de dialogue" mais aussi "beaucoup de bon sensIl faut y aller petit à petit en utilisant d’abord ce qui est disponible sur l’élevage, et veiller à l’appropriation tant par le vétérinaire que par l’éleveur avant de passer à l’étape suivante. » Bruno intervient deux fois par mois sur le Gaec Bois Moine qui produit 1,5 million de litres. Le suivi a été mis en place six mois avant la mise en route du nouveau bâtiment neuf équipé de deux robots. « Le projet bâtiment a amené un défilé de personnes; j’apprécie d’avoir un intervenant unique, témoigne Nicolas Merceron, l’un des associés. Je préfère mettre 3,5 €/1000 l dans ce service plutôt que dans des antibiotiques. On n’a plus de caillettes, de métrites …».

Les modalités de suivi sont un peu différentes pour Franck Dufresne, vétérinaire de la ferme des 1000 vaches qui emploie au total 28 salariés. Il y va toutes les semaines, le mardi, et est rémunéré à un tarif à l’heure. « Je fais beaucoup de formation des salariés, du transfert de savoir : je leur donne toutes les clés sur tout ce qu’ils peuvent faire eux-mêmes". Beaucoup de protocoles ont été mis en place sous forme de fiches. « Au départ, ça n’a pas été facile, reconnaît Franck. La base, c’est de s’adapter aux besoins des éleveurs. Depuis, j’essaie d’avoir cette démarche dans des fermes beaucoup plus petites de 100-150 vaches et même de 50 vaches.»

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