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Lait : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière lait dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches laitières.

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Une méthode de comptage cellulaire basée sur la génomique

Grâce à des marqueurs d’ADN, il est possible de déterminer le comptage cellulaire de chaque vache laitière à partir d’un simple échantillon de lait de tank.

À L’AVENIR, L’ÉCHANTILLONNAGE
DU LAIT de chaque vache
pourrait ne plus être
indispensable à la mesure
du taux cellulaire individuel.
À L’AVENIR, L’ÉCHANTILLONNAGE
DU LAIT de chaque vache
pourrait ne plus être
indispensable à la mesure
du taux cellulaire individuel.
© S. Roupnel

Une nouvelle méthode de comptage cellulaire pourrait se développer dans les années à venir grâce aux progrès de la génomique. « J’ai eu l’idée de cette méthode et je l’ai développée pendant mes études, il y a quelques années, avec les chercheurs de l’université belge de Liège, explique Grégoire Blard, vétérinaire. L’idée était d’offrir un service plus performant pour les éleveurs. »

La méthode, basée sur la connaissance de la génomique du troupeau, permettrait en effet de réaliser des contrôles cellulaires plus fréquents, et surtout sans travail ni contrainte supplémentaires pour l’éleveur.

Connaître les génotypes de toutes les vaches

Il s’agit simplement de prélever 50 à 100 ml de lait dans le tank. Il est alors possible, grâce à des marqueurs ADN, d’attribuer les cellules du tank à chaque animal. La connaissance du génotype de toutes les vaches laitières est indispensable. Il faut aussi connaitre le volume de lait produit par chaque vache, grâce aux compteurs à lait par exemple. L’impact cellulaire de chaque animal et sa contribution au taux cellulaire du tank sera en effet différent en fonction de sa production.

Grâce à des contrôles cellulaires plus accessibles et plus fréquents, l’éleveur pourrait avoir une connaissance précise de son troupeau facilitant ainsi son pilotage. Libre à lui de choisir le moment et la fréquence des contrôles.

« Une unique analyse mensuelle s’avère parfois limitée car nombre d’événements peuvent survenir en un mois, souligne Grégoire Blard. Notons que lors d’un épisode de mammites par exemple, pas moins de quinze jours sont nécessaires pour que le taux cellulaire d’un animal retrouve son niveau normal. »

Le brevet de cette méthode de comptage cellulaire est aujourd’hui détenu par l’université de Liège. «Un test effectué sur un troupeau néerlandais en 2010- 2011 a donné des résultats fiables pour un coût acceptable », note Grégoire Blard. L’investissement de base le plus conséquent concerne le matériel de génotypage. Ensuite, un travail de laboratoire est nécessaire sur l’échantillon pour un résultat qui pourrait être disponible en quelques heures grâce au calcul informatique.

Plus d’analyses pour un meilleur pilotage

Si le génotypage intégral du troupeau reste la limite actuelle à l’utilisation de cette technique, force est de constater que le domaine de la génomique se développe rapidement et ouvre de nouvelles perspectives.

Suite aux travaux de recherche actuels, la gamme des critères de sélection des animaux s’élargira sans doute considérablement dans les années à venir (sensibilité aux maladies, efficacité alimentaire…). Mais le génotypage d’un troupeau ne permettra pas seulement d’effectuer une sélection des animaux. Il pourrait être utile dans des domaines qui ne pouvaient être appréhendés simplement jusqu’à maintenant, valorisant ainsi une deuxième fois le coût de l’évaluation génomique.

Une simple prise de sang pour le génotypage

L’évaluation génomique renseigne sur le patrimoine génétique de l’animal. Une simple prise de sang suffit à estimer la valeur d’un individu dès sa naissance, sans attendre sa production ou sa descendance.

Les outils utilisés sont des puces à ADN portant des milliers de marqueurs. Plus le nombre de marqueurs est important, plus la précision est élevée. Une méthode stastistique informatique permet de mesurer l’effet du marqueur sur le caractère considéré.

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