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Une météo propice aux assurances récolte et prairie

La fréquence et l’intensité des aléas climatiques incitent de plus en plus à se pencher sur l’intérêt d’assurer ses récoltes et prairies.

Quand vos récoltes sont détruites, l’indemnité d’assurance peut représenter plusieurs années de cotisation. Les années de crise, l’assurance fait encore plus de sens », souligne avec conviction François Schmitt, président délégué de Groupama. Créée en 2005, l’assurance multirisque climatique couvre environ 25 % de la SAU hors prairies. Deux options sont proposées. Le contrat « par groupe de cultures » couvre chaque récolte dès que la perte dépasse le seuil de déclenchement. Le contrat dit « à l’exploitation » est moins onéreux. Mais attention, les gains de rendement sur certaines cultures peuvent compenser les pertes sur d’autres.

Un contrat par groupe de cultures ou exploitation

L’assurance prairie n’existe que depuis 2016. Deux protocoles d’indemnisation coexistent selon François Schmitt. « Contrairement aux autres assureurs, nous couvrons les besoins exacts de l’éleveur en fonction de la part de l’herbe dans la ration », affirme-t-il. Sans rentrer dans les détails, cette formule permet d’ajuster le montant de votre prime d’assurance, et donc de vos indemnités en cas de sinistre, en fonction de l’importance de l’herbe dans la ration de votre cheptel, d’un indice de production d’herbe calculé sur plusieurs années et des caractéristiques de votre troupeau. « Ce système permet de moduler le montant de la cotisation. Nous proposons à nos sociétaires de se connecter sur le site www.assurance-prairies.fr pour réaliser eux-mêmes des simulations de tarifs et d’indemnisation. »

Un taux de subvention de 65 % pour la garantie socle

Pour inciter les agriculteurs à souscrire les assurances récoltes et prairies, les pouvoirs publics prennent en charge une partie des cotisations grâce à une subvention financée par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader). Le taux de subvention est de 65 % pour le premier niveau de garantie (socle). Son seuil de déclenchement est de 30 % avec une franchise de 30 % minimum pour les contrats par groupes de cultures ou de 20 % pour les contrats à l’exploitation. « La réglementation européenne permet désormais aux États membres de les subventionner à 70 % avec des franchises de 20 %. » Les garanties complémentaires optionnelles (diminution de franchise, perte de qualité…) sont subventionnées à 45 %. Un troisième niveau de garanties est possible (rachat de rendement, diminution de seuils de déclenchement et de franchises…), mais il n’est pas subventionné.

Limiter la casse en cas d’arrêt de travail

« À 16 euros/h hors frais de déplacement, un vacher de remplacement peut coûter entre 110 et 140 euros par jour. D’où l’intérêt pour les éleveurs de souscrire une assurance surtout s’ils sont seuls sur l’exploitation », souligne Emmanuel Picot de Cerfrance Normandie Ouest. À chacun ensuite de voir avec l’assureur de son choix les conditions de déblocage de l’indemnité, le taux de prise en charge, les périodes de carence… Chez Groupama par exemple, « pour se protéger en cas d’arrêt de travail suite à un accident ou une maladie, l’éleveur peut souscrire deux types de garanties : la garantie « Arrêt de travail » et la garantie « Service de remplacement ».

30 à 50 euros d’indemnités journalières

Ces deux garanties sont complémentaires. Elles interviennent après le même événement, un arrêt de travail après accident ou maladie, mais elles n’apportent pas le même type de prestations. « La première assure à l’éleveur le versement d’une indemnité. La seconde prend en charge le remboursement des sommes qu’il va devoir débourser lorsqu’il fait appel à un remplaçant. En moyenne, le montant des indemnités journalières (IJ) souscrites se situe entre 30 et 50 euros et la cotisation est fonction des choix de l’agriculteur à la souscription du contrat : montant de l’IJ, franchise et durée de versement. » Le montant de la cotisation est déductible du revenu fiscal.

Le saviez-vous ?

S’assurer contre les pertes de lait suite à une panne de tank ou la présence accidentelle d’inhibiteurs dans le lait est d’autant plus conseillé que cela ne coûte pas cher selon Groupama : 12 euros par an pour un troupeau d’environ 80 vaches. « Nous couvrons la perte de lait liée à la présence d’inhibiteurs dans la limite d’un événement par an et avec une franchise minimale de 280 euros. »

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