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Pologne
Une industrie laitière modernisée


L´adhésion à l´Union européenne a permis aux 300 industriels laitiers de se moderniser, de se conformer aux normes et de bénéficier de l´accès à un marché européen. Leur nombre est relativement stable depuis l´instauration des quotas. Les coopératives conservent une place prépondérante dans la collecte mais n´en transforment que les deux tiers.
La Pologne est le nouvel Etat membre où les investissements étrangers ont été les plus importants dans le secteur laitier. Les entreprises privées à capitaux étrangers ont eu un effet d´entraînement sur l´ensemble de la filière polonaise. Elles ont contribué à élever les standards de qualité en payant un prix élevé pour un lait de qualité sanitaire aux normes européennes. Elles transformeraient maintenant près du tiers de la collecte et réaliseraient 60 % de la valeur ajoutée.
Les industriels laitiers polonais bénéficient désormais de l´accès au marché européen. ©DR - Archives

Depuis l´adhésion, forte hausse du prix du lait
En 2004 lors de l´adhésion à l´UE, le prix du lait polonais a connu une hausse spectaculaire de 22 %, tout en restant alors inférieur de 35 % au prix allemand. Il a bénéficié d´une hausse des cours des produits industriels grâce à la demande sur le marché ouest-européen, de la faible parité du zloty vis-à-vis de l´euro ainsi que d´un meilleur classement sanitaire des laits. Le mouvement de hausse s´est ensuite poursuivi plus modérément et en 2006, l´écart par rapport à l´Allemagne s´est réduit à 15 %. Les prix moyens aux producteurs sont restés très variables d´une région à l´autre (jusqu´à 20 % d´écart). Les grilles de prix sont particulières à chaque entreprise, privée ou coopérative.
Des exportations triplées
La filière a indéniablement tiré parti de l´adhésion à l´UE. Entre 2003 et 2005, elle a multiplié par trois le solde de son commerce extérieur. Les exportations de produits laitiers ont presque triplé et se sont aussi fortement diversifiées. Les importations ont progressé moins vite, bien qu´elles aient doublé en valeur. Mais « cette situation excédentaire pourrait ne pas durer face à une collecte plafonnée et une demande intérieure soutenue par le dynamisme de l´économie », conclut l´Institut de l´élevage.
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