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Lait : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière lait dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches laitières.

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Vu par le véto
Une fièvre vitulaire qui se complique

AVEC TROP PEU DE POTASSIUM SANGUIN, cette
vache reste par terre, le cou en zigzag.
AVEC TROP PEU DE POTASSIUM SANGUIN, cette
vache reste par terre, le cou en zigzag.
© J-M. Nicol

« Il serait dommage de ne pas profiter des bienfaits de l’herbe ! Et voilà cette bonne vache tarie et pleine de son quatrième veau lâchée dans une herbe parsemée de trèfle. Elle en profite bien et, quatre semaines plus tard, elle vêle un soir. Le lendemain, elle semble pâturer et suit le troupeau qu’elle a rejoint.


Mais le matin suivant, la voilà par terre, la mamelle vide, inerte et passablement déshydratée. Tous les signes d’une fièvre vitulaire, sauf qu’au lieu d’être constipée elle a une bouse bien fluide, presque diarrhéique. Mais son coeur est rapide, elle n’est pas fébrile, n’a pas de mammite et sa bonne mine d’hier ne plaide pas en faveur d’un incident dû au vêlage.

Je la perfuse avec un flacon et demi de soluté calcique tiédi et lui administre ensuite un bolus bien dosé en calcium. Elle se réveille. Mais quelques heures plus tard, elle n’est pas debout…


APRÈS LE CALCIUM, C’EST AU TOUR DU POTASSIUM


Avant toute chose, je fais une prise de sang. Je lui administre ensuite à la sonde deux seaux d’eau tiède dans laquelle sont dilués des électrolytes, du potassium, un peu de calcium, du phosphore et du propylène glycol, parce qu’il est temps de la réhydrater et de lui apporter aussi un peu d’énergie. Après quoi, je file porter le sang au labo.


Deux heures plus tard, le laborantin m’informe que la calcémie est bien remontée, que le phosphore n’est pas en cause mais que le potassium sanguin est très bas ! J’ai donc bien fait de lui mettre du potassium dans sa buvée car en quelques heures les désordres musculaires sont tels qu’elle risque de ne jamais plus se lever.


Je retourne immédiatement la voir et complète l’apport potassique. Nous l’aidons ensuite à se lever ; elle tient debout, fait quelques pas puis se recouche. Elle restera par terre encore 24 heures et reprendra ensuite timidement sa place dans le troupeau avec un écrêtement de sa production. Non, vraiment, prévenir cette fièvre de lait par laquelle tout est arrivé n’aurait pas été du luxe ! »

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