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Stock fourrager
Une expérience de pâturage d´avoine pour les laitières en Mayenne

Jean-Pierre Triguel, éleveur à Fromentière en Mayenne, fait pâturer de l´avoine à ses vaches laitières dès le mois de février. Voici son témoignage.


« J´utilise de l´avoine en interculture depuis sept ans. Je trouve que l´avoine résiste mieux au coup de chaud que le ray-grass d´Italie au moment de la levée en septembre.
Au début, mon principal objectif était de ne pas laisser les terres nues entre la récolte du blé et le semis de maïs. Comme le maïs est prioritaire dans mon système, je détruisais systématiquement l´avoine au glyphosate au plus tard le 15 mars pour qu´il ne puise pas trop d´eau dans le sol. Mais en 2005, j´étais juste en stock de fourrage.
J´ai donc décidé de faire pâturer les 8 hectares d´avoine par mes vaches (36 Prim´Holstein à 7700 kg de niveau d´étable) le plus tôt possible en février.

L´avoine a tendance à rouiller avec le temps. Je pense qu´elle perdrait en appétence si j´attendais trop longtemps pour la faire pâturer. Je fais une transition comme pour la mise à l´herbe. Au début, les vaches ne pâturent que l´après midi. L´avoine est très appétant et représente jusqu´à un quart de la ration basée essentiellement sur l´ensilage de maïs. Grâce à l´avoine, j´économise de l´ensilage de maïs et 1 kg de concentré azoté par jour et par vache sur les 3 kg normalement distribués. A cette époque de l´année, je trais les vaches qu´une fois par jour pour ajuster mon quota. Mais cela ne change rien à l´intérêt de l´avoine. J´estime le rendement à 1 ou 1,5 tonne de matière sèche par hectare. Les résultats m´ayant donné satisfaction, j´ai recommencé à faire pâturer l´avoine cette année. »

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