Aller au contenu principal

Alimentation des bovins
Une essai montre une réduction du niveau azoté des rations complètes moins pénalisante que prévu

D´après un essai mené à la ferme expérimentale des Trinottières (49), la réduction du niveau protéique des rations est une piste intéressante pour les systèmes combinant ensilage de maïs et pâturage.


Depuis plusieurs années, la ferme expérimentale des Trinottières, dans le Maine-et-Loire, planche sur l´utilisation de sources protéiques alternatives au tourteau de soja et sur la recherche d´une plus grande autonomie alimentaire.
L´hiver dernier, la réduction des apports azotés dans les rations des laitières a été testée. Au terme de l´expérimentation, les résultats s´annoncent encourageants. « En limitant les apports azotés à 80 g de PDI dans les rations des vaches laitières, on obtient des performances techniques correctes tout en réduisant le coût de concentrés et en améliorant l´autonomie alimentaire, résume Jean-Michel Lamy de la Chambre d´agriculture du Maine-et-Loire.
Dans l´essai, trois lots de quinze vaches (huit multipares et sept primipares) ont reçu une ration complète à base du même ensilage de maïs, corrigé avec du lupin et du tourteau de colza.
©D. R.


Moins d´ingestion et moins de lait pour le lot 80 g
A chaque lot correspondait un niveau de complémentation protéique différent : 80, 90 et 100 g de PDI par kg de matière sèche. La proportion de concentrés dans les rations s´élevait respectivement à 20, 30 et 34 %.
Comme l´on s´y attendait, sur la période de l´essai (les quatorze premières semaines de lactation), l´ingestion du lot 80 g de PDI s´est montrée inférieure (- 1,4 kg) à celle des deux autres lots.
De même, ce lot a produit 1,6 kg de lait de moins que le lot 90 g. Le lot 100 g, quant à lui, a produit 2 kg de lait supplémentaires. Malgré le faible apport de concentré, la production du lot 80 g dépasse néanmoins 30 kg de lait en moyenne dès la quatrième semaine de lactation. « Ce résultat nous pose question, confie Jean-Michel Lamy. En effet, le lot 80 g a produit 9 kg de lait de plus que ne le permettent les PDIE apportés par la ration. »
D´autre part, même si les effectifs sont insuffisants pour conclure, les résultats de reproduction du lot 80 g se montrent corrects. Parmi les vaches mises à la reproduction, celles du lot 100 g ont montré un taux de gestation plus faible (67 %) que celles des lots 80 et 90 g (respectivement 87 % et 79 %).

Des simulations économiques favorables au lot 80 g
A partir de ces résultats, des simulations économiques ont été réalisées en s´appuyant sur les systèmes laitiers intensifs et économes, décrits par les réseaux d´élevage des Pays-de-la-Loire. « Pour les deux types de systèmes, la diminution du niveau protéique des rations pendant la période hivernale, apparaît favorable sur le plan économique », note le conseiller. « Même si cette réduction conduit à une baisse de la production laitière, elle ne pénalise pas le revenu agricole. »De quoi alimenter les réflexions des éleveurs sur la recherche d´une meilleure autonomie protéique de leurs exploitations.

Les plus lus

<em class="placeholder">« Pour bâtir notre système, nous avons beaucoup investi. Cela a été un sacrifice mais la moitié des emprunts s’arrêtent dans trois ans », confient Pascale et Pascal ...</em>
« Nous ne produisons pas plus de lait que ce que notre surface en herbe peut donner », dans les Ardennes

À l’EARL des Quatre Pâquis, dans les Ardennes, Pascal et Pascale Colson misent tout sur l’herbe, que ce soit pour l’…

<em class="placeholder">Éleveurs et leur conseiller devant les robots de traite</em>
« Nous avons habitué nos vaches aux robots grâce au DAC, dix jours avant la mise en route », en Meurthe-et-Moselle

Au Gaec du Pavillon, en Meurthe-et-Moselle, pour faciliter la mise en route et la fréquentation des robots, les éleveurs ont…

<em class="placeholder">Au Gaec de la Dame de Haye, toutes les générations sont représentées. De gauche à droite : Steve Jouquelet, Johann Vévert, Paul Comte, Aymeric Caron, Pascal Ebel, ...</em>
« La convivialité, c’est primordial pour la cohésion d'équipe de notre Gaec », en Meurthe-et-Moselle

Au Gaec de la Dame de Haye en Meurthe-et-Moselle, la cohésion de l’équipe de neuf personnes est une priorité pour les cinq…

<em class="placeholder">Vaches prim&#039;Holstein en attente devant les robots de traite en batch milking</em>
« Le batch milking nous permet une bonne gestion de la main-d’œuvre salariée », dans les Yvelines

La Ferme de la Tremblaye dans les Yvelines a opté pour le batch milking pour la traite de ses 220 vaches…

<em class="placeholder">troupeau de vaches laitières à la traite </em>
Une collecte de lait de vache et un prix du lait au sommet en 2025, avant un retournement en 2026

En France, l’année 2025 a été marquée par une collecte et un prix du lait en hausse comparé à 2024. Décembre amorçait un repli…

<em class="placeholder">Les trois associés du Gaec de Vernoux</em>
« Nous apportons de la paille broyée dans la ration de nos laitières pour la fibre efficace », dans le Maine-et-Loire

Au Gaec Vernoux, de nouveaux critères d’analyse des fourrages mesurant la part de fibres efficaces ont amené les associés à…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière