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Une enquête confirme la dynamique laitière de la Loire-Atlantique

Quelque 40 % des 660 éleveurs ayant répondu à l’enquête envisagent de produire plus de lait en 2020 avec des projets très variés.

L’agrandissement des bâtiments, de la salle de traite, des capacités de stockage des déjections animales et des surfaces reviennent dans plus de 90 % des réponses.
L’agrandissement des bâtiments, de la salle de traite, des capacités de stockage des déjections animales et des surfaces reviennent dans plus de 90 % des réponses.
© Franck Mechekour

Côté offre de lait, quelles sont les intentions des producteurs à l’horizon 2020 ? La chambre d’agriculture a lancé avec Élevage Conseil une vaste enquête auprès des 2100 producteurs laitiers du département en novembre dernier(1). Les 660 réponses proviennent d’élevages ayant livré en moyenne 471 000 litres de lait en 2013 contre respectivement 390 000 l pour la moyenne départementale et 423 000 l chez les adhérents à Élevage conseil 44. « Seulement 2 % ont fait part de leur intention d’arrêter », souligne Jean-Claude Huchon de la chambre d’agriculture. L’incertitude plane pour 18 %.
Parmi les 80 % d’éleveurs décidés à poursuivre la production en 2020, 40 %  n’envisagent pas d’augmenter significativement leurs livraisons (+6 % en 7 ans). Ils entendent adapter l’existant en saturant les outils.



Identifier les conditions à réunir pour mener à bien les projets


Les « évolutifs » — 29 % des réponses positives — souhaitent l’augmenter de 27 % (677 000 litres) d’ici 2020. L’augmentation du lait par vache et l’utilisation du progrès génétique sont les principaux leviers envisagés pour y parvenir. Un quart des éleveurs de ce groupe pensent investir dans un robot ou un roto.
Les 8 % dénommés « fonceurs », envisagent une hausse de leurs livraisons de 64 % (775 000 litres). Le levier génétique revient le plus fréquemment dans les réponses (70 %), suivi par l’augmentation des effectifs de vaches (58 %), et l’agrandissement des bâtiments et surfaces (56 %).
Les 3 % restants tablent sur une hausse de 144 % dans le cadre de regroupement d’exploitations, avec 923 000 litres de lait vendus en 2020. L’agrandissement des bâtiments, de la salle de traite, des capacités de stockage des déjections animales et des surfaces reviennent dans plus de 90 % des réponses. L’intensification du système avec recherche de plus d’autonomie et l’utilisation du progrès génétique sont évoqués dans deux tiers des réponses.
Une rapide projection de la production en 2020 a été réalisée à partir de l’enquête. Le nombre d’exploitations diminuerait de 10 % ou 20 % et le volume de lait du département augmenterait de 17 % ou 10 % suivant le maintien ou non du nombre d’installations.


(1) Infos disponibles sur : www.loire-atlantique.chambagri.fr/journeelait2014.htlm

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