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Prim´holstein
Une baisse de fertilité inégale selon les secteurs

En sept ans, la fertilité s´est dégradée deux fois plus vite dans une région d´élevage de l´Ouest par rapport à une autre. Plusieurs facteurs expliquent cette situation.


En 1995, les taux de réussite moyens des inséminations en Prim´Holstein dans quatre coopératives de l´Ouest de la France étaient tous voisins de 45 %. Sept ans plus tard, la fertilité a baissé dans les quatre zones d´activité. Mais surtout l´ampleur de la dégradation a varié du simple au double (de 4 à 8 %) entre la meilleure zone d´élevage (CIA 1) et la moins bonne (CIA 3). Tel est le constat marquant d´une étude récente menée conjointement par l´Institut de l´élevage et l´Inra(1). Dans la coopérative où la fertilité s´est la mieux maintenue, le taux de réussite a décliné à 41,1 % contre 36,6 % pour le cas le plus préoccupant. « Ce phénomène est lié à l´accumulation de facteurs à la fois de milieu et génétiques », commente Pascale Le Mézec, de l´Institut de l´élevage. La part précise de la génétique n´a pu être évaluée. « On ne peut cependant pas incriminer de taureaux particuliers du CIA 3 pour ces dernières années. »
« Par contre, l´utilisation ancienne de taureaux plus laitiers dans le CIA 3 a créé, sur une longue période, un désavantage en potentiel fertilité dans le troupeau femelle contre un avantage en production(2). » Le niveau génétique laitier des femelles est plus élevé dans le CIA 3 par rapport au CIA 1 (index lait moyen de + 159 kg contre - 138 kg). Côté mâle, « on sait que les taux de non-retour des inséminations Jocko ne sont pas son point fort et qu´il a fait 30 000 IA sur des Prim´Holstein dans le CIA 3 en 2002, alors que l´on n´a pas de taureau à ce niveau d´utilisation qui ait ce défaut dans l´autre CIA. » L´analyse des données a permis aussi de mettre en évidence des différences de conduite d´élevage ayant une influence sur le taux de réussite à l´IA. Dans le CIA 3, l´activité est moins saisonnière et « pénalisée par les mois de printemps moins favorables à la fertilité ». L´âge moyen du troupeau y est un peu plus élevé. La conduite d´élevage est plus intensive.
(1) Cette étude a été présentée à l´occasion des Journées 3 R en décembre 2005.
(2) En Prim´Holstein, la corrélation génétique entre le caractère production laitière et fertilité est négative (- 0,3).
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