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Une appli pour mieux contrôler la dermatite digitée

DD Check, aujourd’hui disponible sur iPhone et iPad, aide à identifier, enregistrer et surveiller l’évolution de la dermatite digitée.

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© DR

Développée aux États-Unis par des chercheurs américains de l’école vétérinaire de l’université du Winconsin (1), l’application DD Check vise à aider les producteurs à identifier et enregistrer rapidement les lésions liées à la dermatite digitée. Et donc à maintenir la maladie sous contrôle. Cette application, mise au point avec la participation de Zinpro (2) est disponible gratuitement mais uniquement sur iPhone et iPad.

Ergonomique, l’appli propose des images et descriptions des différents stades de lésion en mettant l’accent sur ce qu’il faut rechercher lors de l’inspection des pieds. Le numéro de la vache et le score de chaque pied sont à renseigner. Il est possible de cliquer sur l’image pour enregistrer directement le type de lésion (M0, M1, M2, M3, M4, M4.1). L’observation peut s’effectuer en salle de traite sans avoir à lever le pied des vaches, grâce au dispositif mis au point il y a quelques années par l’Institut de l’élevage, Oniris et l’Inra : un miroir et une lampe frontale rechargeable. « L’appli facilite l’identification précise des lésions par stade et leur enregistrement, dans l’objectif de définir la proportion d’animaux touchés et de suivre l’évolution de la maladie », affirme Anne Relun, spécialiste de la dermatite digitée à Oniris.

Une fois les lésions enregistrées, un rapport génère la liste des animaux nécessitant un suivi, ainsi que des graphiques permettant de surveiller l’évolution des lésions au fil du temps. L’appli va encore plus loin en permettant dans le cadre d’un suivi régulier – a minima toutes les trois semaines – de prédire la proportion d’animaux qui seront atteints à la prochaine visite si rien n’est changé. Cela permet d’alerter sur l’émergence d’une flambée de dermatites et de réagir avant.

Une notation automatique grâce à la reconnaissance faciale

L’équipe de recherche étudie aussi des solutions pour automatiser, à terme, la notation des lésions. Pour cela, une caméra go-pro et des lampes à leds puissantes sont fixées sur la porte arrière du robot de traite. La caméra photographie les pieds arrière de la vache pendant la traite à intervalles réguliers. Le robot enregistre le numéro de la vache et un logiciel associe une photo à chaque animal. « Pour l’heure, c’est encore à l’éleveur que revient la tâche d’associer telle photo à telle lésion mais demain, à partir des logiciels de reconnaissance faciale, l’affectation du type de lésion à telle vache pourrait se faire automatiquement. Et on peut même imaginer que le robot pourra trier les vaches nécessitant des soins ou traitements spécifiques, avance Anne Relun. Ce dispositif permet de bien visualiser les lésions à condition que les pieds des vaches soient suffisamment propres et la luminosité suffisante. »

(1) Équipe du Dr Dörte Döpfer.
(2) Entreprise d’aliments qui travaille sur la relation alimentation et boiteries.

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