Aller au contenu principal

Une ambiance au top avec les bâtiments tunnels

Issus du maraîchage, ces bâtiments ont fait leur apparition en élevages il y a une trentaine d'années. Mais malgré des atouts indéniables, il s'en installe très peu en France. Explications.

Les bâtiments tunnels sont proposés en kit avec quatre largeurs possibles : 6,40 m, 8 m, 9,60 m et 12,80 m.
Les bâtiments tunnels sont proposés en kit avec quatre largeurs possibles : 6,40 m, 8 m, 9,60 m et 12,80 m.
© F. Mechekour

Construire une stabulation sur le modèle d'une serre avec une structure métallique, des bâches, des filets brise-vent, une station météo pour gérer l'ambiance et un minimum de maçonnerie... l'idée est très séduisante. « La réflexion sur l'utilisation des bâtiments tunnels en élevage a commencé au milieu des années 1980. À l'époque, il s'agissait de développer des solutions pour limiter le niveau des investissements », explique Jacques Capdeville de l'Institut de l'élevage. Le concept de ces bâtiments s'y prête bien pour deux raisons : ils nécessitent peu de maçonnerie et l'autoconstruction est possible. Par ailleurs, quand ils sont réalisés dans les règles de l'art, ils offrent une qualité d'ambiance optimale. « Pour assurer une bonne ventilation et maîtriser l'humidité à l'intérieur de la stabulation, il faut impérativement avoir une ouverture en toiture et suffisamment d'entrée d'air sur les côtés. Dans les pays de l'Europe du Nord, notamment aux Pays-Bas et au Danemark, les bâtiments tunnels sont assez répandus. L'absence d'ouverture en hauteur est en partie compensée par une bonne ventilation horizontale permise par les vents marins. Mais il ne faut pas transposer cette solution en France, sinon l'humidité va s'accumuler dans le bâtiment », prévient Jacques Capdeville.

Des conditions de travail agréables pour les éleveurs

L'isolation thermique en toiture est également souhaitable. « Il peut s’agir d’une enveloppe constituée d’une double bâche séparées par une lame d’air maintenue en pression en permanence. » La ventilation et la température sont gérées par une station météo le plus souvent automatisée. Elle permet d'ouvrir ou de fermer les bâches en toiture et parfois sur les côtés. Par ailleurs, la qualité de l'éclairage est un autre point fort des tunnels. Au final, « quand ils sont bien conçus, les bâtiments tunnels offrent un réel confort aux animaux et des conditions de travail agréables pour les éleveurs ».

Les premiers projets ont concerné les petits ruminants, puis les génisses de renouvellement et les troupeaux allaitants. Mais, trois décennies plus tard, force est de constater que malgré leurs atouts, les installations de bâtiments tunnels ne décollent pas. Pour quelles raisons ? Pour Jacques Capdeville, cette situation pourrait s'expliquer par « une offre commerciale limitée » et un prix qui « n'est pas si attractif que cela sauf si vous avez recours à l'autocontruction ». La longévité du bâtiment peut également freiner à tort l’enthousiasme de certains. « La structure métallique a une durée de vie d'au moins 25 à 30 ans et les bâches de 10 à 15 ans, ce qui est très bien  » souligne Jacques Capdeville avant d'ajouter : « c'est la qualité de la pose qui détermine la durée de vie de la bâche ». Par ailleurs les bâches sont garanties 10 ans. Pour le remplacement, comptez environ 5 euros par mètre carré de bâches non posées.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Avec 103 animaux pour deux stalles, le robot n’est pas saturé. La fréquentation du groupe des primipares est très bonne. © P. Arzul
[Premières lactations] Comment expliquer la sous-production dans cet élevage ?
Dans cet élevage robotisé, le travail sur les génisses paraît optimisé et pourtant il manque 4 kg de lait sur les premières…
« Nous sommes sur des années de mutations avec une prise de risques économiques, admettent Nicolas, Olivier et Vincent (de gauche à droite). Mais le choix d'être bien dans notre métier de paysan en innovant nous fait accepter d'avoir moins de prélèvements sur ces deux années. »  © Gaec La Niro
« En bio, nous faisons le pari de vivre à trois avec 80 hectares, 50 vaches et 3 hectares de légumes »
En Vendée, le Gaec La Niro vient d'installer un troisième associé, et d'investir dans un séchoir en grange thermosolaire. Son…
Aurélien Perret. « Dès que l’on a une fenêtre météo, on sait que le matériel est prêt sous le hangar et qu’on peut démarrer ! » © M. Coquard
« Nous avons notre propre ensileuse d’occasion »
Le Gaec de la Buissonnière, dans le Rhône, récolte l’herbe avec une ensileuse d’occasion achetée en copropriété. Cette solution a…
Les 35 éleveurs du collectif invitent les consommateurs à emprunter les ribines (petits chemins en gaélique) pour renouer le contact avec les agriculteurs.   © S. Duparc
En Ille-et-Vilaine, 35 éleveurs laitiers se lancent dans la création d'une fruitière
Pour mutualiser les contraintes que sont les investissements et le travail supplémentaire liés à la transformation du lait, 35…
 © A. Courcoul
« Nous avons testé des matelas à eau pour nos vaches »
Gérard et Amélie Courcoul, en Gaec en Loire-Alantique, ont équipé leurs 200 logettes de matelas à eau, depuis mars 2019.
 © V. Bargain
300 000 € investis dans un séchoir en grange thermovoltaïque
En Vendée, le séchoir thermovoltaïque du Gaec La Niro permet de sécher du foin, avec un rendement supérieur aux séchoirs…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière