Aller au contenu principal
Font Size

"Un troupeau incommodé"

Tourteau de coque de cacao
© J.-M. Nicol

"Dans un troupeau robotisé, une vache à 40 kilos de lait descend à 10 du jour au lendemain. Je l’examine en détail pour me rendre compte qu’elle est ballonnée et qu’elle salive trop, que son cœur est rapide, son rumen bien rempli mais arrêté et sa bouse est anormalement fluide sans ressembler à de l’acidose. Bizarre… car la qualité des ingrédients et le réglage de la ration autorisent une production de très haut niveau. Le trouble démarre il y a probablement 24 heures et elle n’est pas la seule malade puisque deux autres vaches enregistrent au même moment une baisse de production de 30 % avec un comportement normal. Et le reste du troupeau ? Pas de baisse de lait mais depuis un jour ou deux, certaines ont des bouses moins fermes. Il se passe donc aussi quelque chose dans ce troupeau…

Un excès de théobromine du cacao ?

Qu’est-ce qui a pu changer dans la ration ? Depuis maintenant quatre jours les vaches consomment à nouveau chacune environ 300 grammes de coques de cacao d’une nouvelle livraison. Ah, tiens, creusons la piste. Je déballonne sans difficulté la vache malade avec une question en tête… Est-ce qu’un excès de théobromine du cacao peut accélérer le transit intestinal et faire « vomir » c’est-à-dire faire refluer le contenu acide de la caillette vers le rumen au point de l’acidifier et de raréfier ses contractions ? Le service de toxicologie interrogé répond que salivation, accélération du transit, vomissements et accélération cardiaque font effectivement partie des symptômes. Cette piste pourrait être la bonne. En suspendant immédiatement la distribution, tout devrait rapidement rentrer dans l’ordre. 
Et tout est effectivement rentré dans l’ordre, la remontée en production et la fermeté des bouses. D’où vient l’erreur ? D’un tourteau de cacao trop riche en théobromine, du tourteau apporté en trop grande quantité dans la mélangeuse et/ou du tri que certaines vaches auraient pu faire ? Un dosage au labo a infirmé la première hypothèse mais depuis cet épisode le tas est resté intact et le troupeau va bien."


"Tout est effectivement rentré dans l’ordre"
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Les systèmes avec litière malaxée compostée réclament des bâtiments très ouverts.  © C. Pruilh
« En litière malaxée, la clé est un couchage sec pour les vaches »
L'EARL Dijs dans le Calvados et le Gaec de Goirbal dans le Morbihan ont opté pour des plaquettes de bois, avec un objectif de 15…
Le Gaec compte 4 associés, 6 salariés, dont 2 mi-temps, et un apprenti. L’atelier lait emploie 3,5 UTH, la transformation 2,5 UTH et la vente 1,5 UTH.  © V. Bargain
[ Lait bio ] Le Gaec de Rublé veut être autonome à tous les niveaux
Au Gaec de Rublé, en Loire-Atlantique, l’autonomie pour la production, la commercialisation et désormais l’énergie est un point…
Angeline, Thierry et Emmanuel Ciapa. Les trois associés emploient un apprenti et un salarié cinq mois par an. © Ciapa
Être éleveur dans un désert laitier
Être isolé dans une région de grandes cultures pose de nombreuses difficultés : suivis technique et vétérinaire…
Sorgho fourrager sursemé dans une prairie permanente après un travail superficiel du sol au covercrop. Par son effet sur la plisse de la prairie, il permet une meilleure implantation du sursemis prairial réalisé ensuite  à l'automne.  © S. Guibert
Du sorgho sursemé et pâturé pour le creux d’été
Comment rendre les prairies productives pendant les quatre mois d'été? Frédéric Lenglet, dans la Sarthe, a sursemé en juin 2019…
Benjamin Boileau, avec sa fille Lily. Cent hectares autour de la ferme sont pâturables. © V. Bargain
Cinq races pour des croisements trois voies
Le Gaec de Rublé en Loire Atlantique a réalisé un gros travail sur la génétique pour l’adaptation du troupeau au…
Un matériel d’épandage doit être capable « d’approcher la dose moyenne préconisée à tout moment du chantier d’épandage, explique l’Institut de l’élevage. Cet objectif est difficilement accessible. » © CA Bretagne
Le DPA, un réel progrès pour l'épandage du fumier
La maîtrise du dosage du fumier épandu reste perfectible. Le DPA, qui tend à se développer, apporte un réel gain de précision.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8.50€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière