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Lait : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière lait dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches laitières.

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Vu par le véto
Un tétanos plutôt tranquille

SA BOUCHE
EST DIFFICILE
À OUVRIR et
du fourrage
s’y trouve
emmagasiné.
SA BOUCHE
EST DIFFICILE
À OUVRIR et
du fourrage
s’y trouve
emmagasiné.
© J.-M. Nicol

Comment se fait-il que cette génisse qui m’attend au cornadis puisse météoriser alors qu’elle est alimentée avec des fourrages conservés ? Elle l’est depuis un bon moment sans doute puisque sa panse est ralentie et qu’elle a les boyaux pleins de gaz.

Je me dépêche de libérer les gaz pour lui donner un peu d’air et la déstresser. Évidemment la chose qui me vient à l’esprit c’est qu’elle pourrait bien avoir avalé quelque chose, un trognon par exemple, qui obstrue l’oesophage et l’empêche d’éructer. J’ai du mal à lui faire avaler la sonde qui progresse ensuite sans difficulté dans l’oesophage et aboutit dans le rumen. Une fois cette vérification effectuée, je ne la dégaze pas pour pouvoir lui poser un petit trocart à vis dans le rumen. Quelques minutes plus tard, c’est chose faite. La voilà soulagée. Mais je reviendrai la voir pour évaluer la raison de cette météorisation hors norme.

DU FOURRAGE COINCÉ DANS LA BOUCHE…

Le surlendemain, je la trouve avec un amas de fourrage bloqué dans la bouche, fourrage qu’elle est incapable de déglutir. Elle a les oreilles montées sur ressort, elle marche comme un automate avec des raideurs dans l’arrière train et sa queue est décollée du périnée et remonte un peu. Voilà qui est plus clair.

Avec ses muscles contracturés, sa météorisation qui en était un signe précurseur et son incapacité à déglutir qui en est la conséquence, il s’agit d’un tétanos qui, heureusement, n’évolue pas bien vite. Ça nous laisse de solides espoirs même s’il n’y a aucune plaie apparente à traiter.

De la pénicilline viendra à bout des bactéries, mais il faudra attendre trois semaines pour que la toxine s’élimine et que la génisse retrouve une allure normale. En attendant qu’elle puisse mastiquer et déglutir, le trocart est la voie idéale pour l’abreuver et lui administrer pendant quelques jours des sels et du propylène. Quelques jours plus tard, elle mangeait seule. Elle tenait le bon bout.

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