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Lait : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière lait dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches laitières.

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Vu par le véto
« Un syndrome hémorragique intestinal »

DES CAILLOTS DE SANG à la place de la bouse,
et l’intestin suturé.
DES CAILLOTS DE SANG à la place de la bouse,
et l’intestin suturé.
© J.-M. Nicol

« Le véto rencontre parfois des choses rares qui deviennent en quelques années beaucoup moins rares et qu’un éleveur a des chances de rencontrer dans sa carrière. Encore qu’il ne s’agisse pas d’une chance car le syndrome hémorragique intestinal n’est pas vraiment ce qu’on peut souhaiter de mieux à une vache laitière.

À l’heure de la traite, celle-là rechigne à rejoindre le troupeau. Avec trois gouttes de lait, la chute est vertigineuse et la voilà aussi vite recouchée en quittant la salle de traite. L’auge ne l’intéresse pas et, même couchée, elle se tortille avec de sourdes coliques. Ce genre de symptôme qui annonce généralement une occlusion intestinale n’est pas à prendre à la légère.

Mais voilà, la fouille rectale ramène de la bouse normale puis quelques caillots de sang rouge vineux. Naturellement la panse est en berne et le coeur s’affole autant du fait de la douleur qui la terrasse que par la perte de sang dans l’intestin. À l’origine du problème, une portion de quelques dizaines de centimètres d’intestin grêle qui saigne parce que la muqueuse qui le tapisse a complètement disparu. En amont du caillot, les fluides intestinaux s’accumulent en déformant le flanc droit tandis que la rondeur du flanc gauche s’efface peu à peu.

UN PEU D’AUDACE !

Ne rien entreprendre, c’est la laisser mourir presque à coup sûr, et l’opérer n’évite la mort que dans un cas sur trois. André veut tenter le coup, d’autant que cette vache me semble prête à affronter l’opération. Après lui avoir injecté de la morphine et pratiqué une anesthésie régionale, me voilà à la recherche du caillot dont la consistance tranche avec le reste de l’intestin. Par chance, la portion atteinte est extériorisable et elle n’est pas de grande dimension.

La profondeur de l’érosion intestinale me fait opter pour une ablation d’un segment d’environ 30 cm d’intestin ; jeu de patience interrompu par les mouvements de la vache. Pour gommer sans doute les échecs, cette fois-ci, l’audace a été récompensée. »

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