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Attentes sociétales
Un projet scientifique européen sur le bien-être animal

Les scientifiques européens planchent sur un système d´évaluation standard du bien-être animal en élevage, au sein d´un projet baptisé Welfare Quality.


Confronter le travail des chercheurs européens aux attentes des consommateurs, distributeurs et producteurs en matière de bien-être animal. Tel était l´objectif de la première conférence Welfare quality qui se déroulait à Bruxelles le 17 et 18 novembre derniers. Ce projet soutenu par la Commission européenne, qui est programmé sur cinq ans et se termine en avril 2009, implique 39 organismes de recherche et industriels dans 13 pays. « Il a globalement été bien accueilli, affirme Isabelle Veissier de l´Inra. Plusieurs objectifs sont fixés : identifier les attentes en matière d´information et de garantie(1), proposer un outil d´évaluation standard du bien-être animal en élevage, et apporter des solutions d´amélioration du bien-être. Un standard pour l´information des consommateurs sera aussi développé dans l´optique d´une identification des produits respectueux. Sont concernés les bovins, porcins et volailles.
Une grille de mesures permettant l´évaluation du bien-être sera proposée au terme du projet, en 2009. ©F. Mechekour

Des mesures efficaces, répétables et réalisables
« En ce qui concerne l´évaluation standard, nous sommes actuellement au niveau de la phase d´évaluation des indicateurs traduisant les grands principes : absence de faim/soif prolongé, confort physique, santé, et expressions du comportement reflétant l´absence d´émotions négatives et stress. Il reste ensuite à les décliner en mesures pour aboutir à une grille spécifique à chaque espèce ». Il s´agira par exemple pour les bovins des postures de repos, des mouvements de lever-coucher, des tests d´approche, des mesures liées aux mammites et boiteries, de l´écornage. Des mesures qui doivent être efficaces, répétables et réalisables en ferme.
Le bien-être animal constitue aujourd´hui un important enjeu européen. Des directives ont été mises en place pour protéger les animaux, et le traité d´Amsterdam engage depuis 1999 l´évaluation de toute mesure réglementaire (proposée ou appliquée) sur le bien-être animal.

L´étau se resserre aussi avec la conditionnalité : à partir du 1er janvier 2007, Bruxelles a en effet décidé de faire du bien-être l´une des conditions d´octroi des aides directes, en s´appuyant sur une directive générale de 88. Celle-ci porte sur l´environnement des animaux qui doivent être bien logés (avec des préconisations sur leur liberté de mouvements et sur la surface disponible) « Mais il est clair que l´on va aujourd´hui vers une obligation de résultats et non plus simplement de moyens. »
Cette recommandation est appelée à être dépoussiérée ; sa révision au niveau du conseil de l´Europe vient de démarrer fin 2005, mais elle ne sera pas traduite en directives avant de nombreuses années.


(1) Les attentes sociétales sont analysées dans 7 pays (France, Hongrie, Italie, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède).
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