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Un programme robot et pâturage de précision

Avec Autograssmilk, six pays(1) s’associent pour mettre au point des systèmes de production innovants et durables.

© Autograssmilk

Démarré en janvier 2013, le nouveau programme de recherche Autograssmilk a pour objectif de réussir l’intégration du robot de traite dans les systèmes de production pâturants. Il associe éleveurs, techniciens et chercheurs de six pays européens et s’appuie sur des fermes expérimentales (en France —Derval et Trévarez —, en Suède, aux Pays-Bas et au Danemark) et des fermes pilotes. « L’idée est d’aboutir à un mode d’emploi optimisé du robot dans des systèmes très différents, allant du système irlandais tout herbe au système suédois où le pâturage se limite à une obligation de sortie des vaches pour leur bien-être », résume Valérie Brocard, de l’Institut de l’élevage.

Un projet sur trois ans en quatre volets


1- La mise au point de solutions pratiques pour mieux valoriser l’herbe destinées à faciliter le quotidien des éleveurs. « Il s’agit de mettre au point des outils de mesure rapide des quantités d’herbe disponibles utilisant les nouvelles technologies de précision. Nous allons étudier par exemple sur différents sites une lecture laser (déjà utilisée en tracté sur quad en Australie), ou équiper des animaux de stations de capteurs. Nous avons aussi des contacts avec un fabriquant de drone proposant une lecture de la densité infrarouge pour évaluer la densité de l’herbe (qui existe déjà en céréales). Il s’agit aussi d’évaluer les pertes d’énergie au niveau des vaches liées au pâturage : est-ce vraiment intéressant de les faire pâturer et à quelles conditions ? Pour cela nous allons mesurer les distances parcourues, les périodes d’activité… »


2 - La préconisation d’un mode d’emploi au quotidien du robot au pâturage dans les différents systèmes : à quelle heure distribuer la ration, faut-il aller chercher les vaches et combien de fois, quel type de fourrages, de concentrés et à quel endroit les distribuer ? « Nous allons comparer l’impact sur la fréquence de traite mais surtout sur la quantité de lait totale. C’est celle-ci qui importe au final : on n’a pas du tout le même objectif de fréquence de traite en Irlande (1,5-1,6) ou aux Pays-Bas (2,5 voire 3). »


3 - Une méthode commune d’évaluation de la durabilité des systèmes  avec la mise en ligne d’un outil de décision.


4 - Le développement d’un outil d’optimisation économique en ligne.


(1) Belgique, Danemark, France, Irlande, Pays-Bas, Suède.

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