Aller au contenu principal

Le bon geste
Un parc stabilisé d’hivernage étanche

Aménagé sur une surface bitumée, le parc stabilisé étanche reste une solution économe pour loger vaches taries et génisses en hiver.

© CA Vendée

1 - Définir l’emplacement du parc


L’aménagement d’un parc stabilisé d’hivernage respecte les mêmes règles de construction qu’un bâtiment d’élevage. Le parc est situé sur une zone constructible et respecte la distance légale vis-à-vis des tiers. Évitez les zones sensibles (cours d’eau, village…). L’implantation du parc doit tirer profit des pentes naturelles pour favoriser l’écoulement et la gestion des effluents. L’utilisation de pompes est une solution qui reste coûteuse. Les espaces déjà protégés du froid et des courants d’air, par des haies par exemple, sont propices. Enfin, l’emplacement sera choisi afin de faciliter la gestion des circuits (paillage, alimentation…) et le travail quotidien.


2 - Réaliser le terrassement


Le terrassement doit être effectué d’après un plan du parc très précis. Ce dernier indique les pentes (2,5 % minimum), les côtes, les niveaux, la position des barrières, des auges, des abreuvoirs et des dispositifs de contention. À ce stade, les canalisations et les supports de poteaux sont positionnés. Le terrassement d’un parc stabilisé d’hivernage suit les mêmes principes que celui d’un bâtiment traditionnel. Il s’adapte au sol et au relief. Son coût est donc très variable et fonction du décaissement (ou encaissement), de sa mise en forme et de son compactage. La zone de terrassement doit être beaucoup plus large que celle réservée au parc. Réservez cinq à dix mètres en pourtour. Le terrain se tiendra mieux et vous pourrez circuler avec des engins.


3 - Mettre en place le béton et l’enrobé


Les zones bétonnés sont réalisées en priorité. Il s’agit de l’auge et de la marche de l’auge. Par souci d’économie, la bordure de l’auge peut être réalisée avec de simples madriers en bois. L’enrobé doit être mis en place par des entreprises qui offrent des garanties, notamment sur la tenue du produit (garantie de durabilité). Notons qu’il existe de multiples règles à respecter pour la réalisation d’une surface enrobée (pourcentage de bitume, épaisseur, nature du bitume, conditions de mise en oeuvre, etc). La phase de séchage dure soixante jours.


4 - Installer barrières et abreuvoirs


La dernière phase consiste à installer les barrières et les abreuvoirs. Il est judicieux de prévoir un système de contention des animaux. Le parc stabilisé d’hivernage peut servir de triage, de logement ou encore de zone d’alimentation temporaire pendant l’été. Pensez à installer des barrières pivotantes pour contenir les animaux de part et d’autre pendant le curage. Les barrières doubles de cinq mètres conviennent parfaitement. Elles sont fixées sur des poteaux qui permettent de les ouvrir dans tous les sens.

Sandra Roupnel, en collaboration avec la chambre d'agriculture de Vendée et l'Institut de l'élevage (Etude sur les bâtiments simplifiés innovants et économes).

Les plus lus

<em class="placeholder">Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin</em>
Stress thermique : « Notre production laitière ne baisse quasiment plus en été grâce au douchage », dans le Bas-Rhin

Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin, installé en traite en traite robotisée, a mis en place un dispositif de douchage…

<em class="placeholder">Alexandre Ramel dans l&#039;une des  parcelles de maïs ressemée fin mai suite à des attaques de géomyze.</em>
Attaques de géomyze : « Nous avons dû ressemer 50 hectares de maïs », en Mayenne

Le Gaec Fénérie Bourigné, à La Bigottière en Mayenne, a été confronté ce printemps à des attaques sévères de géomyze, une…

<em class="placeholder">Adrien Jaouen et Nicolas Diverres, éleveurs de vaches laitières dans le Finistère</em>
« Un robot de traite, mais avec du pâturage, pour concilier temps libre et revenu dans notre exploitation laitière du Finistère »

Le Gaec de Kergouézan, dans le Finistère, mise sur un système productif aux coûts maîtrisés grâce à la qualité de ses…

<em class="placeholder">Xavier Bruneau (au centre), avec Philippe Fradin (à gauche), un de ses associés, et Mathis Maillet, apprenti. au Gaec La Vergne</em>
« Nous visons l’autonomie protéique et fourragère », dans les Deux-Sèvres

Au Gaec La Vergne dans les Deux-Sèvres, les associés jouent la carte de la diversification des fourrages avec des méteils, de…

<em class="placeholder">Gaëtan Palaric, éleveur dans les Côtes-d&#039;Armor devant son robot d&#039;alimentation Aura</em>
« Avec notre robot d’alimentation, nourrir 300 animaux se résume à 30 minutes de surveillance pour 9 rations différentes » dans les Côtes-d’Armor

Dans les Côtes-d’Armor, le Gaec Boscher Palaric fait partie des tout premiers élevages équipés du robot d’alimentation Kuhn…

<em class="placeholder">collecte de lait sur une ferme</em>
Début mai, la collecte de lait française confirme sa baisse par rapport à 2025
En France, la collecte de lait de vache en mars a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans. Mais en avril et début mai, la…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière