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Un mauvais signal pour les marchés

Les cours de la poudre sont plombés depuis fin juin.

A venir
© C. Pruilh

La faute aux 300 € lâchés par la Commission sur 100 tonnes de poudre de lait écrémé en stocks d’intervention ; 300 € qui ont précipité les cours vers le bas. « En acceptant fin juin une offre à 1 850 €/t, soit 300 € de moins que la dernière adjudication de décembre 2016, 40 tonnes à 2 150 €, la Commission montre aux acheteurs qu’elle est décidée à mettre les stocks sur le marché et les incite à attendre que les cours baissent au niveau du prix de l’intervention 1 700 €/t, affirme Gérard Calbrix d’Atla. Depuis, les entreprises ont été obligées de continuer à fabriquer de la poudre avec le lait d’excédent sans avoir d’acheteur en face, et donc en constituant des stocks. Conséquence : « la question de mettre ces stocks à l’intervention risque de se poser rapidement car beaucoup de gros clients européens imposent dans leur cahier des charges un délai maximal de 45 jours par rapport à la date de fabrication. Il y a 15 jours (fin juillet), de grandes entreprises allemandes et françaises envisageaient d’y recourir ». Que vont-elles faire ? Comme chaque année, l’Europe a ouvert un contingent de 109 000 tonnes à prix garantis entre le 1er mars et le 30 novembre. « Les mises à l’intervention ont été arrêtées début mai et n’ont concerné que 9 000 tonnes, la demande au niveau mondial sur le premier semestre étant très bonne (par rapport à la production). » Les cours de la poudre risquent de rester très bas pendant très longtemps, le temps que la Commission écoule les stocks.

Pas d’embellie à attendre à l’automne

Le beurre est arrivé à son niveau maximum (6200-6500 €/t). Mais la plupart des acheteurs industriels ont contractualisé leurs besoins en beurre jusqu’à la fin de l’année quand les cours ont commencé à grimper dès février mars, à un niveau inférieur (4500-5000 €/t). Quant à la hausse sur les fromages types gouda cheddar, mozzarella, elle bénéficie davantage aux Pays-Bas, au Danemark, à la Pologne, à l’Irlande qu’à la France qui produit peu ce type de fromages.

Si la Commission voulait éviter que les prix payés aux producteurs européens, poussés à la hausse par l’envolée des prix du beurre industriel, ne montent trop haut avec le risque de provoquer un nouvel emballement de la production, elle a plutôt réussi !

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