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Un fonds d’aide pour les jeunes ?

Les Jeunes agriculteurs de Bretagne Pays de la Loire ont planché sur le moyen de sécuriser l’installation face à la forte volatilité des prix du lait, de l’énergie, des aliments… Ce qui les a amenés à imaginer un système d’assurance marge. "Les laiteries nous disent souvent que c’est trop cher. Alors nous avons voulu voir dans quelle condition on pourrait rendre le coût acceptable", indique Maud Bertrand, animatrice. Ils ont choisi de suivre l’évolution de l’indicateur de marge Milc publié par l’Institut de l’élevage. L’objectif est que le jeune installé puisse dégager 1,5 Smic minimum. Cela correspond à une Milc de 114,40 euros/1 000 l. "On ne déclenche pas l’aide dès que l’on passe sous ce chiffre. Il y a une marge de 5 %, car il ne s’agit pas de protéger les jeunes complètement, mais de les sécuriser face à de violentes fluctuations." L’aide permet de remonter le prix pour atteindre une Milc de 114,40 euros. Le dispositif pourrait être actif pendant les quatre premières années d’installation. « Pour le volume aidé, nous avons estimé que 240 000 litres (moyenne par UTA des exploitations bretonnes ayant un jeune installé) sont un niveau raisonnable. »

Un tel dispositif coûte cher les années de crise. "Nous avons réalisé une simulation sur 2016. L’aide atteint 35 €/1 000 l, ce qui est beaucoup ! Mais sur la période 2009-2016, l’aide est en moyenne de 12 €/1 000 l. Diluée sur les volumes du bassin Ouest, cela pèse moins d’1 €. Et son coût serait moindre si le dispositif se déclenchait après un premier niveau de complément par un outil tel qu’un ISR laitier. L’aide pour les jeunes serait déclenchée plus tard et il y aurait moins d’écart entre le prix réel et le prix objectif à compenser." Reste la question de l’alimentation du fonds. "C’est aux acteurs économiques de se saisir du dossier. Il faudrait que ce dispositif soit géré collectivement, pourquoi pas par l’interprofession pour une égalité de traitement entre jeunes. »

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