Aller au contenu principal

En Bretagne
UN DISPOSITIF SÛR POUR ÉVITER DE TOMBER DU TOIT

Avec 115 chutes en trois ans en Bretagne, la MSA a voulu assurer les interventions sur les toits en faisant appel aux entreprises d’équipements de sécurité pour trouver une solution efficace. Le plancher Sécuriplac répond à toutes les exigences.

1/ Un plancher de toit

«On sait pertinemment que les agriculteurs interviennent sur leurs toits. Il fallait donc trouver une solution simple à mettre en oeuvre et totalement sécurisée », explique Patrice Barbier, conseiller en prévention de la MSA des portes de Bretagne. Dans 80 % des cas, les chutes se produisent lors d’interventions de courte durée et ont des conséquences lourdes. Les plaques fibro ne sont pas conçues pour résister au poids d’un homme, même dotées de feuillards à l’intérieur. Les équipements de sécurité existant sur le marché n’étaient pas satisfaisants, la MSA a donc établi un cahier des charges précis et lancé un appel d’offres auprès de seize entreprises. Le plancher de toit Sécuriplac, mis au point par la société Dimos, s’adresse aux agriculteurs qui interviennent ponctuellement sur leurs toits (remplacement de plaques, démoussage…).

2/ Mettre en place une "ligne de vie"

Dès lors que l’on intervient sur un toit, il est impératif de mettre en place une corde passant de part et d’autre du toit et de l’accrocher solidement à un point fixe. Le port du harnais relié à cette corde et du casque est un préalable avant de monter sur la toiture. L’achat de ce kit antichute ne peut s’envisager qu’à titre individuel et nécessite une révision annuelle. Même avec un harnais, il est indispensable d’être deux sur le lieu d’intervention.

3/ Stabiliser l’échelle

L’échelle doit dépasser le bord du toit d’un mètre minimum et doit être munie d’un stabilisateur qui l’empêchera de glisser. Cet équipement s’adapte à n’importe quelle échelle alu à barreaux creux.

4/ Monter une plaque

Chaque élément pèse 15 kg, soit moins qu’une plaque fibro et mesure 3,15 mètres de longueur. Les planchers portent donc systématiquement sur trois pannes. Ils sont en aluminimum perforé et anti dérapant.

5/ Mettre le plancher en place

Il suffit de dévisser un peu les tire-fonds, de placer leurs têtes au travers des multiples oblongs de la plaque. Une rondelle vient alors prendre appui sur la plaque, on resserre et le tour est joué. Une simple clé plate suffit pour mettre en place le dispositif. Chaque élément prend appui sur trois sommets d’ondes d’une plaque.

6/ Fixer un plancher transversal

Une fois que l’on a posé deux planchers parallèles sur le toit, on peut en placer un troisième perpendiculaire et délimiter ainsi une zone d’intervention. Pour cela, il n’y a qu’à introduire une platine de liaison dans les nombreux trous des planchers, sans dévisser. Dans ce cas, le plancher se place sur l’autre face. Les bordures qui viennent s’encastrer dans les creux des ondes sur les plaques parallèles se retrouvent tournées vers le haut et offrent une sécurité supplémentaire à l’intervenant.

En savoir plus

Le plancher de toit Sécuriplac, mis au point par la société Dimos, basée à Ancenis en Loire-Atlantique, a reçu la mention spéciale Innov’Space (trois étoiles) pour ce nouvel équipement. Le coût de cet équipement démarre à partir de 750 euros HT pour le kit de base comprenant trois plaques et les éléments nécessaires à leur fixation. Un achat qui peut facilement s’envisager dans le cadre de Cuma ou autres groupes.

Les plus lus

<em class="placeholder">Camille Lefeuvre</em>
Recruter un salarié agricole : « Je ne veux pas d’un exécutant, je veux un collègue de travail », en Ille-et-Vilaine

Au Gaec du Guesneau en Ille-et-Vilaine, Camille Lefeuvre a choisi de faire appel à des salariées pour l’aider dans le travail…

<em class="placeholder">Jean-Yves Guémin, éleveur laitier</em>
« J’ai fait tout mon travail d’astreinte en deux heures et demie », sur mon élevage laitier bio en Ille-et-Vilaine

En Ille-et-Vilaine, Jean-Yves Guémin a grandement simplifié son système d’exploitation pour alléger sa charge de travail. En…

Nicolas et Christelle Braux dans la stabulation devant des vaches simmental
Eleveur lâché par Lactalis : « J’étais prêt à arrêter le lait », en Haute-Marne

Fin 2024, Lactalis a décidé de dénoncer le contrat de 290 éleveurs laitiers. Pour Nicolas Braux, aussi naisseur-engraisseur en…

<em class="placeholder">Le banque de travail agricole de Saint-Clément, dans le Maine-
et-Loire</em>
« Nous ensilons 250 ha de fourrage en 10 jours sur notre commune grâce à la banque de travail agricole », dans le Maine-et-Loire

​​​​​Vincent Tessier, éleveur à Saint-Clément dans le Maine-et-Loire, réalise tous ses chantiers d’ensilage d’herbe et de maïs…

<em class="placeholder">éleveur et sa conseillère d&#039;élevage</em>
« Les taux nous apportent un complément de prix de plus de 30 €/1 000 L de lait », en Meurthe-et-Moselle
Au Gaec des Tissages en Meurthe-et-Moselle, une ration de qualité et une conduite d’élevage rigoureuse permettent aux 125 vaches…
<em class="placeholder"> Vaches laitières au pâturage avec leur éleveur. </em>
Sept facteurs favorisent la déprise laitière en France
La démographie et le prix du lait n'expliquent pas tout dans le phénomène de baisse du nombre d'exploitations laitières et de…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière