Un « ciseau à couper l'ADN » révolutionne la génomique

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C'était le rêve de nombreux scientifiques.... C'est désormais possible grâce aux recherches de la microbiologiste française Emmanuelle Charpentier et de l’Américaine Jennifer Doudna. Ces dernières ont en effet réussi l'exploit de créer un outil utilisable en laboratoire en se basant sur un système de défense immunitaire « CRISPR-Cas 9 » développé par des bactéries pour se défendre contre des virus. « Cette technique permet de faire ce que l'on veut, avec un taux de réussite très élevé », confirme Didier Boichard, chercheur à l'Inra. Fini donc les insertions de gènes ou de portion d'ADN dans le génome d'un organisme au hasard avec pour conséquences des résultats très aléatoires.

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Naissances de veaux sans cornes aux États-Unis

« Des veaux sans cornes et des porcs résistants au virus du syndrome reproducteur et respiratoire porcin (SRRP) ont par exemple été obtenus grâce à cette technique aux USA », souligne le scientifique. Mais à l'instar des OGM, cette nouvelle technologie pourrait bien faire l'objet d'un bras de fer entre les « pro » et les « anti ». Dans la mesure où aucun ADN exogène n’est introduit (ce qui définit les OGM), les organismes réparés ou modifiés seront-ils considérés comme des OGM ? « Un statut juridique pour les organismes obtenus par cette technique est urgent et devrait voir le jour d'ici deux ans », indique Didier Boichard.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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