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Un abcès de la couronne

« La plupart des éleveurs n’aiment pas être confrontés aux boiteries ; c’est un sujet qui, à tort, les déroute. J’en connais même pas mal qui préfèrent de beaucoup ne pas soulever le pied et qui baptisent « panaris » ce qui n’en est pas, en espérant à tort pouvoir guérir la chose à coup de piqûre. Cette dépense est inutile et n’empêchera d’ailleurs pas le cas de s’aggraver. Mais il est vrai que pour prendre un certain plaisir au monde des boiteries, il faut d’une part pouvoir soulever les pieds sans effort et sans danger — ce qui est parfois un problème — et il faut évidemment connaître un minimum la question… Tout s’apprend !
Cette vache-là boitait depuis quelques jours et peutêtre même un peu moins, depuis qu’un abcès était apparu juste au-dessus du sabot au ras de la couronne. Un abcès assez repérable quand la vache est sur le quai de traite. Il a rapidement mûri et s’est ouvert mais la boiterie n’a pas cessé pour autant.
OUVRIR ET DRAINER L’ABCÈS
Ce genre d’abcès en couronne ne prend évidemment pas naissance sur la couronne sous l’effet de quelque traumatisme ou de quelque piqûre. Il naît entre la sole et la muraille à la faveur d’une effraction de la zone de soudure, sur la ligne blanche. Il se constitue là et il remonte en quelques jours le long de la muraille, ne trouvant pas d’autre issue que de grimper. Le voilà bientôt parvenu sous la peau de la couronne où il mûrit et s’ouvre enfin comme il vient de le faire.
La sonde métallique fait ici le chemin inverse ; elle pénètre sans peine le long de la muraille jusqu’à l’endroit de la fissure qui a vu naître la suppuration. Il suffit alors de l’abattre avec une rénette bien affutée tout à la fois pour supprimer l’appui rendu douloureux et pour drainer l’abcès, ce qui est la condition première de sa guérison. Mais attention, abattre ne veut pas du tout dire mettre à sang, le saignement n’ayant aucune vertu contrairement à une croyance assez ancrée ! Dans le cas présent, il est inutile de protéger la plaie par un bandage, ce qui contribuerait aussi à la comprimer et à accroître temporairement la douleur. Avec une pulvérisa

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