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Tuberculose bovine : les conditions d’éligibilité à l’abattage sélectif sont assouplies

Le ministère de l’Agriculture révise deux conditions pour pouvoir bénéficier de la dérogation à l’abattage total d’un troupeau touché par la tuberculose bovine. 

Le test d’intradermotuberculination comparative, nommé IDC
Les modalités techniques d’assainissement, combinant plusieurs tests sur les bovins de l’élevage atteint, restent inchangées, selon le ministère de l'Agriculture.
© J.M. Nicol Archives

Un arrêté publié le 20 novembre révise les conditions d’éligibilité au protocole de l’abattage sélectif dans le cas d’un élevage touché par la tuberculose bovine, avec deux points : 

  • Le nombre maximal de bovins infectés au sein d’un troupeau autorisant un assainissement par abattage sélectif est relevé. Désormais, ce nombre maximal est de : 2 bovins infectés pour un troupeau de 20 bovins et moins (contre un précédemment) ; 3 bovins infectés pour un troupeau de 21 à 60 bovins (contre deux précédemment) ; 4 bovins infectés pour un troupeau de 60 à 80 bovins et moins de 5 % de bovins infectés pour les autres troupeaux, sans dépasser le nombre de 10 bovins infectés (contre trois précédemment pour l’ensemble des troupeaux de plus de 60 bovins).  

Lire aussi « Un élevage teste avec succès une alternative à l’abattage total au Pays basque », défend la Confédération paysanne

  • La découverte de certaines lésions évolutives de tuberculose sur des bovins lors de leur abattage n’est plus un frein à ce protocole d’assainissement. 

Pas de compromis avec la sécurité sanitaire

Le ministère de l'Agriculture précise que « les modalités techniques d’assainissement, combinant plusieurs tests sur les bovins de l’élevage atteint, restent inchangées et conservent le même niveau d’exigence et de sécurité à l’œuvre depuis 2014 et la réintroduction de l’abattage sélectif pour l’assainissement des foyers de tuberculose ».

Lire aussi La lutte renforcée contre la tuberculose bovine porte ses fruits en Normandie

Ces assouplissements ne se font donc pas au détriment de la sécurité pour les élevages, les filières et la population humaine. « Cette stratégie est plus souple pour les éleveurs, mais tout en maintenant un haut niveau d’exigence pour garantir la sécurité sanitaire et préserver le statut indemne de notre pays », pointe Annie Genevard, ministre de l’Agriculture. 

« Depuis 2014, près de la moitié de la centaine de foyers identifiés chaque année en France bénéficie de l’abattage sélectif », indique le ministère. Cet assouplissement permettra peut-être de proposer la dérogation à une plus grande proportion d’exploitations foyers. 

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