Aller au contenu principal

Trois grandes ambitions pour le plan de la filière laitière

Un socle France Terre de lait, une référence à des indicateurs de marché et de valorisation, des cahiers des charges différenciants communs… la filière affiche ses intentions.

L’accouchement a été difficile, mais le plan de filière laitière a été remis au ministre de l’Agriculture le 14 décembre, dans les délais. Le conseil d’administration du Cniel l’a validé le 12 décembre après un mois d’échanges entre les trois collèges (1), les acteurs du commerce et de la distribution et les organisations de producteurs. Le plus compliqué a été de trouver un accord sur les termes qui définissent la création et le partage de la valeur. Au final, les signataires ont pris une trentaine d’engagements rassemblés dans un document d’une dizaine de pages. Il reste maintenant à les faire vivre, en concrétisant ces belles intentions réparties en trois grands axes.

1- Définir un cadre interprofessionnel, sous 6 mois, qui crée des conditions de négociations commerciales plus transparentes, réactives et équitables. L’interprofession construira un tableau de bord mensuel. Celui-ci servira de références communes basées sur des indicateurs de valorisation de l’ensemble des marchés. Les acteurs économiques – des producteurs aux distributeurs – s’engagent à les utiliser. Ils s’engagent par ailleurs à définir les modalités de négociation sous formes de guides de bonnes pratiques contractuelles et commerciales. En attendant, pour les négociations en cours, c’est l’actuelle charte d’engagement signée le 14 qui prévaut.
Le plan prévoit l’intégration de la distribution dans l’interprofession d’ici six mois. Ce ne sera pas le cas pour les organisations de producteurs, mais un réseau d’OP sera créé par l’interprofession dès début 2018 ; elles auront ainsi accès à toutes les informations économiques.

2 - Créer un socle de référence, le standard de haute qualité du lait et des produits laitiers, exprimant l’excellence française. La filière s’engage à créer ce socle France, Terre de lait pour tous les produits laitiers et à déployer une démarche de responsabilité sociétale. L’objectif est de promouvoir l’image de la filière française sur le marché intérieur des PGC mais aussi à l’export.
Ce socle incarnera les valeurs et les engagements de la filière (haute qualité sanitaire, bien-être animal, engagements environnementaux, modèle social français pour l’amont, juste rémunération des éleveurs…). Il sera construit avec les associations de consommateurs et les ONG.
La filière déclinera des indicateurs de valorisation de ce socle ; ces indicateurs (inclus dans le tableau de bord) serviront de référence pour l’ensemble de la chaîne de valeur en France. L’identité France, Terre de lait bénéficiera d’une grande campagne de communication.

3- Offrir aux consommateurs des produits laitiers diversifiés et conformes à leurs attentes par le biais de segmentations clairement identifiables. La filière s’engage à crédibiliser les démarches de différenciation portant sur l’alimentation des vaches sans OGM et l’accès au pâturage. Ceci par des cahiers des charges communs permettant de dégager une valorisation supplémentaire, et de définir des indicateurs dédiés.
Elle s’engage à doubler la production en agriculture biologique à cinq ans en adéquation avec la demande, à consolider la force des signes de qualité, et à accompagner le développement des circuits courts.

(1) Producteurs (FNPL, Confédération paysanne et Coordination rurale), industriels privés et coopératifs.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Gaël et Lucia Fortin ont quitté la Vendée pour se ré-installer en Loire-Atlantique. « Ce n’est pas le parcours le plus simple, mais aujourd’hui nous ne regrettons pas ce choix. » © E. Bignon
« J’ai préféré me ré-installer sur une autre ferme »
Suite à une mésentente, Gaël Fortin a quitté l’exploitation familiale en Vendée et s’est ré-installé dans un département voisin,…
Carine Pothier (Limagrain) et Alexandre Maffre (céréalier) lors de la récolte de la luzerne : « Le contrat avec Limagrain permet de sécuriser notre approche ». © Limagrain
Ils sont céréaliers et cultivent de la luzerne pour des éleveurs
Dans le Puy-de-Dôme, sur l'exploitation d'Alexandre et Christophe Maffre, la luzerne est destinée à remplacer la betterave…
Benoît et Xavier Bonnet, cousins et associés du Gaec de la Chevade. « Nous intervenons tout l’hiver pour mener la lutte contre les campagnols. » © B. Griffoul
« Le matin, nous aimons nous lever pour aller nous occuper de nos vaches, brebis et céréales »
Dans le Cantal, à 1 000 mètres d'altitude, le Gaec de la Chevade mêle production laitière, viande ovine et céréales. Conduite…
Anthony Balard, dans l'Aveyron. © B. Griffoul
"Mon chien électrique « fait maison » est bien pratique en aire d’attente"
Anthony Balard, dans l’Aveyron, a fabriqué un chien électrique pour l’aire d’attente qui permet de gagner dix minutes sur le…
Les 65 élevages en conventionnel sont tous situés dans un rayon de 40 kilomètres autour de la laiterie bretonne. © C. Pruilh
En Bretagne, la laiterieTriballat Noyal veut réduire les livraisons de lait conventionnel de moitié
La laiterie d’Ille-et-Vilaine veut baisser rapidement les livraisons de lait conventionnel, et le mettre sous cahier des charges.
 © J.-M. Nicol
Pas de chaleurs visibles sur mes vaches : que se passe-t-il ?
Les vaches ne parviennent-elles pas à exprimer leur comportement sexuel ou bien oublient-elles vraiment de venir en chaleur ?
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière