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Alimentation des veaux
Tous les colostrums ne se valent pas

Un quart des colostrums ne protégeraient pas suffisamment le veau, d´après une série d´analyses réalisée sur 700 échantillons.


Si colostrum rime souvent avec anticorps, tel n´est pas toujours le cas. « Ainsi, le colostrum d´une vache n´est pas forcément bon », s´étonneront certains. C´est ce que révèle une série d´analyses réalisée sur sept cents échantillons de colostrums collectés entre juillet 2001 et juin 2002 par Ouest Elevage, dans le nord Finistère. En effet, 24 % des échantillons indiquent des teneurs en immunoglobulines inférieures à 50 g par litre. Dans ce cas, la protection du veau se trouve réduite. « C´est la quantité d´anticorps présente par litre de lait qui détermine la qualité du colostrum. Celle-ci peut fortement varier, mais peu d´éleveurs y prêtent vraiment attention », regrette Véronique Huet de la société Ouest Elevage. Et de poursuivre : « Seulement 30 % des échantillons analysés permettent d´assurer une protection optimale au nouveau-né, avec une teneur de plus de 75 g d´immunoglobines par litre. » Un triste constat quand on sait que « la majorité des diarrhées néo-natales est liée à une protection insuffisante de l´animal par ses anticorps. Dans ce cas, le recours à un colostro-remplaceur, en seringue ou en poudre, en complément du colostrum maternel, est vivement recommandé. »
©E. Bignon

Vérifier la qualité avec un colostromètre
Autre solution souvent pratiquée en élevage : la congélation de colostrum. Mais quitte à recourir à cette méthode, autant vérifier au préalable si la qualité du colostrum à congeler est bel et bien satisfaisante. Le recours au colostromètre est le moyen le plus rapide et le simple d´en avoir le cour net. Quelques millilitres de produit dans une éprouvette suffisent pour que le flotteur indique instantanément si le colostrum est bon, moyen ou de qualité insuffisante. La mesure se réalise en fonction de la densité du lait en matières utiles. Comptez environ 38 euros, soit 250 francs pour vous procurer ce précieux outil. « On peut parler d´un petit investissement au regard des problèmes sanitaires qu´il permet d´éviter », conclut V. Huet.
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