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[Tarissement] De la confusion autour des objectifs de la préparation au vêlage

© F. Mechekour

« La finalité de la préparation au vêlage n’était pas forcément bien intégrée par les éleveurs. » Telle est l’une des conclusions de la thèse de Damien Nicolas, dédiée à la conduite des vaches taries. Quelque 79 élevages à travers la France ont été enquêtés. « Le terme « préparation au vêlage » est largement utilisé par les scientifiques et les agriculteurs. Pour les premiers, il désigne une période de transition alimentaire en fin de gestation portant trois objectifs : préparer la flore ruminale et les papilles digestives à la digestion et à l’absorption de la ration de lactation ; augmenter la richesse énergétique de la ration afin de répondre aux besoins du fœtus et de la collostrogénèse ; plus largement, prévenir les troubles peripartum (rétention placentaire, fièvre de lait, cétoses...) afin d’optimiser la lactation », rappelle Damien Nicolas.

La recherche de production laitière comme objectif

En revanche, dans les élevages, les objectifs de la « préparation au vêlage » sont souvent résumés par la citation suivante : « Depuis qu’on fait une préparation au vêlage, les vaches démarrent mieux (en production laitière) », retranscrivant uniquement la recherche de production laitière.

« Par conséquent, l’alimentation au cours de cette période se résume souvent à un apport de céréales, de complément minéral vitaminé pour vaches taries et de fourrages riches en énergie permettant de faciliter l’accroissement de la production laitière dès le début de la lactation. Même si certaines pratiques s’apparentent à de la prévention des troubles métaboliques, elles sont peu mises en œuvre dans cet objectif précis », explique Damien Nicolas.

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