Aller au contenu principal

Lait : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière lait dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches laitières.

E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Tarentaise, une filière en gestation pour les veaux mâles

L'organisme de sélection projette de créer une filière en circuits courts pour valoriser les mâles de 8 jours à 150 euros.

Au début, l'engraissement des veaux se fera dans trois exploitations qui gèrent un atelier d'élevage de génisses.
© Upra Tarentaise

Comment valoriser les veaux tarins ? La question taraude les esprits au sein de la race depuis une dizaine d'années. « La valorisation des veaux mâles a un impact économique pour les éleveurs et sur la dynamique du programme de sélection. Il faut un maximum d'inséminations en race pure pour maintenir une bonne base de sélection(1)  », explique Emilien Odouard de l'Upra Tarentaise. Le problème est d'autant plus complexe à résoudre que les veaux mâles ont des caractéristiques différentes en termes de conformation et de poids par rapport aux standards recherchés par les engraisseurs industriels", note Emilien Odouard. « Les particularités de la race, nous les connaissons et les assumons. Notre objectif est de valoriser ses différences via des circuits courts. Le veau fait 100 kg à 120 jours mais grâce à la finesse de ses os, le rendement en viande est plus élevé que dans les autres races. »

Faible poids de carcasse mais bon rendement

Des tests organoleptiques réalisés en début d'année par un laboratoire indépendant auprès de 80 consommateurs a mis en évidence « le côté fondant et le goût prononcé et apprécié de la viande ». Cette expérimentation n'a pas confirmé l'aspect plus foncé de la viande reproché par les industriels.

Dans un premier temps, l'engraissement des veaux pourra être réalisé dans trois exploitations qui gèrent déjà un atelier d'élevage de génisses. « Nous allons commencer par en engraisser une quarantaine cet automne. L'idée est de les mettre dans les élevages en automne et de les engraisser jusqu'en février-mars. Cela permettra ensuite aux éleveurs d'enchaîner avec l'élevage des petites génisses. »

Enrichissement des bases de données pour conforter les résultats des précédents tests, élaboration du cahier des charges, étude de marché, valorisation sous forme de label ou de marque... le travail expérimental va se poursuivre pendant encore au moins deux ans.

(1) 15 000 vaches traites dont 8 100 au contrôle de performance.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Vignette
Canicule : Les vaches n’apprécient pas le stress thermique
La chaleur n’est pas bonne pour les vaches, surtout les hautes productrices. Au-delà de la baisse de l’ingestion et de la…
Vignette
Quels équilibres sur les marchés mondiaux du lait à horizon 2030 ?
L'Union européenne, deuxième zone productrice de lait et exportatrice, devrait progresser plus lentement en collecte à l'avenir…
Vignette
La brumisation, un petit confort supplémentaire
Couplée à une ventilation efficace, la brumisation peut réduire la température de quelques degrés. Mais, l’effet réel des…
Vignette
« Le passage au bio a sauvé mon exploitation robotisée »
Nicolas Roybin a mené sa conversion au bio de main de maître, tout en maintenant la productivité du troupeau et en atteignant son…
Vignette
La France, pas une terre de lait ?

«On est face à un paradoxe français. Nos produits laitiers ne sont pas portés par…

Vignette
Sodiaal attend " du mieux " en 2019
Le plan d’économies et les efforts déployés pour créer de la valeur ajoutée devraient commencer à porter leurs fruits en 2019.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8.20€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière