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Tarentaise, une filière en gestation pour les veaux mâles

L'organisme de sélection projette de créer une filière en circuits courts pour valoriser les mâles de 8 jours à 150 euros.

Au début, l'engraissement des veaux se fera dans trois exploitations qui gèrent un atelier d'élevage de génisses.
© Upra Tarentaise

Comment valoriser les veaux tarins ? La question taraude les esprits au sein de la race depuis une dizaine d'années. « La valorisation des veaux mâles a un impact économique pour les éleveurs et sur la dynamique du programme de sélection. Il faut un maximum d'inséminations en race pure pour maintenir une bonne base de sélection(1)  », explique Emilien Odouard de l'Upra Tarentaise. Le problème est d'autant plus complexe à résoudre que les veaux mâles ont des caractéristiques différentes en termes de conformation et de poids par rapport aux standards recherchés par les engraisseurs industriels", note Emilien Odouard. « Les particularités de la race, nous les connaissons et les assumons. Notre objectif est de valoriser ses différences via des circuits courts. Le veau fait 100 kg à 120 jours mais grâce à la finesse de ses os, le rendement en viande est plus élevé que dans les autres races. »

Faible poids de carcasse mais bon rendement

Des tests organoleptiques réalisés en début d'année par un laboratoire indépendant auprès de 80 consommateurs a mis en évidence « le côté fondant et le goût prononcé et apprécié de la viande ». Cette expérimentation n'a pas confirmé l'aspect plus foncé de la viande reproché par les industriels.

Dans un premier temps, l'engraissement des veaux pourra être réalisé dans trois exploitations qui gèrent déjà un atelier d'élevage de génisses. « Nous allons commencer par en engraisser une quarantaine cet automne. L'idée est de les mettre dans les élevages en automne et de les engraisser jusqu'en février-mars. Cela permettra ensuite aux éleveurs d'enchaîner avec l'élevage des petites génisses. »

Enrichissement des bases de données pour conforter les résultats des précédents tests, élaboration du cahier des charges, étude de marché, valorisation sous forme de label ou de marque... le travail expérimental va se poursuivre pendant encore au moins deux ans.

(1) 15 000 vaches traites dont 8 100 au contrôle de performance.
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