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Elevage laitier
Selon le réseau Rica, le revenu des éleveurs laitiers se dégrade

En 2001, le résultat par unité de travail annuel est descendu à 14 500 euros. Il stagnait depuis 1994.


Depuis 1994, le revenu des exploitations laitières, ramené à l´unité de travail annuel, stagne. Certaines années, 1996 et 2001, se sont mêmes traduites par une nette dégradation. C´est ce que met en évidence le réseau Rica(1), d´après Jean-Claude Guesdon, directeur du GEB (Institut de l´élevage)(2). En 2001, le résultat est descendu à 14 500 euros par UTA, alors qu´il était de 16 400 euros en 2000. La tendance pourrait s´aggraver en 2002 compte tenu du prix du lait et des coûts de production. Ces derniers ayant atteint leur plus haut niveau de production depuis 1995 (d´après l´indice Ipampa GEB/FNPL).
En 1996 et 2001, de nettes dégradations du revenu ont été enregistrées. ©F. Mechekour

Sur les vingt dernières années, le secteur laitier n´a certes pas connu de grandes phases de dépression. Sur la décennie 1990, les résultats du Rica montrent même une progression de l´ordre de 20 % à monnaie à constante. Mais, souligne Jean-Claude Guesdon, cette évolution positive est essentiellement due à la réduction du nombre de producteurs, et celle-ci se fait par l´élimination des plus bas revenus. L´augmentation moyenne ne veut pas dire qu´il y a augmentation d´autant du revenu de ceux qui restent.
Le revenu des exploitations laitières est resté bien inférieur au revenu moyen par actif agricole, toutes orientations agricoles confondues. Il est même passé en 2001, alors que le prix était élevé, en dessous du revenu par actif en production de viande bovine. Seul le secteur ovin est resté en dessous et l´écart se comble.
Pour le moment, le poids de l´endettement, c´est-à-dire l´importance des annuités par rapport à l´excédent brut d´exploitation reste dans l´ensemble correct en système laitier. Toutefois environ 15 % des exploitations ont un poids de l´endettement trop élevé (60 % d´annuités/EBE) ; 5 % ont même un endettement supérieur à 100 % de l´EBE.

Dans les différents pays, même revenu pour un quota variant du simple au double
Avec un volume de lait par unité de travail annuel qui varie de 1 à 2,5 suivant les pays, le résultat courant par UTA est quasiment identique. L´EBE est bien différent, mais dans les pays à restructuration accélérée, il sert donc d´abord à rembourser les dettes aux banquiers.
Prenons l´exemple du Danemark où l´augmentation de la référence moyenne ces cinq dernières années a été du même ordre que la dimension moyenne des étables laitières françaises (184 000 kg de croissance au Danemark pour 193 000 kg de référence en France en 2001-2002).
D´après le Rica Europe, le résultat courant par UTA est le même en France qu´au Danemark, avec un quota par exploitation deux fois plus petit et un nombre d´UTA identique.

(1) Le réseau d´informations comptables agricoles est un réseau de résultats comptables. Il suit la comptabilité d´échantillons d´exploitations représentatifs de l´agriculture professionnelle.
(2) Lors de son intervention à l´AG de la FNPL en mars dernier.
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