Aller au contenu principal

[Sélection] Evolution passe à la vitesse supérieure pour produire des embryons in-vitro

Le groupe Evolution exploitera les technologies sous licence Boviteq pour la production d’embryons in-vitro à compter du 1er janvier 2021.

Le laboratoire d’Evolution devient le premier laboratoire franchisé Boviteq en Europe
© Boviteq

Accélérer le progrès génétique grâce à la production d’embryons in-vitro, tel est l’objectif du partenariat noué par le groupe Evolution avec Boviteq. Experte dans le domaine, la filiale du groupe Semex possède deux laboratoires en Amérique du Nord : un au Québec et l’autre dans le Wisconsin aux Etats-Unis.

Evolution a son propre laboratoire de fécondation in-vitro. Alors pourquoi travailler sous licence Boviteq ?  « La France a moins investi dans la fécondation in-vitro que l’Amérique du Nord. Notamment parce que nous avons de très bons résultats en transplantation embryonnaire classique. L’Amérique du Nord a pris une certaine avance sur nous. La technologie employée par Boviteq est plus efficiente que la nôtre », explique Jean-Yves Dréau, directeur général adjoint d’Evolution. « Grâce à Boviteq, nous allons pouvoir augmenter le nombre d’embryons issus d’animaux plus jeunes et par conséquent accélérer le progrès génétique dans nos différents schémas. »

Quelque 13 000 embryons sont utilisés chaque année dans le cadre des programmes de sélection d’Evolution. L’entreprise espère à terme en produire la moitié in-vitro.

Produire plus de taureaux issus de jeunes générations

Pour rappel, la production d’embryons pour les besoins des schémas de sélection est une pratique courante depuis de nombreuses années. Deux voies sont possibles : une collecte d’embryons sur une donneuse six à sept jours après les inséminations (transplantation embryonnaire « classique ») ou une production d’embryons in-vitro (Opu-Fiv). Dans ce cas les ovocytes sont ponctionnés sur les ovaires des génisses à partir de 7 mois d'âge si leur développement le permet. Ils sont fécondés et cultivés in-vitro avant d’être transférés dans une receveuse. « Avec l’Opu-Fiv, on accélère le progrès génétique parce qu’on intervient sur des génisses plus jeunes : 7 mois contre 10 à 11 mois pour une collecte d’embryons classique. On peut produire une trentaine d’embryons via l’Opu-Fiv avant de commencer une collecte d’embryons classique », souligne Jean-Yves Dréau.

A lire aussi : Evolution renforce ses alliances en Europe

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Jean-Baptiste Decheppe. "Avant, on distribuait la ration le matin. Le problème, c'est que quand arrivait le soir, non seulement la ration était déconcentrée car les vaches avaient trié toute la journée, et en plus elles n’avaient pas forcément toujours suffisamment à manger durant la nuit. " © DR
« En distribuant la ration le soir, les bouses sont beaucoup plus homogènes »
Distribuer la ration le soir a eu un impact positif sur le troupeau. Jean-Baptiste Decheppe, éleveur dans le sud de la Meuse, en…
Ludovic Ménoret préfère se concentrer sur la production de lait plutôt que sur les cultures. © V. Bargain
« Seul sur mon exploitation laitière, je délègue tous les travaux de culture »
Installé en 2016, Ludovic Ménoret a choisi de déléguer presque tous les travaux des champs. Un fonctionnement qui permet de…
Les quatre associés du Gaec des Sources. « L’empreinte carbone nous servira d’indicateur dans l’amélioration de nos pratiques. » © E. Bignon
"Notre exploitation laitière va vendre des crédits carbone"
Commercialiser leur réduction d’émission de gaz à effet de serre sur le marché volontaire des crédits carbone : c’est ce que le…
 © B. Griffoul
Dans la nurserie, des plafonds relevables pour les veaux
Au Gaec des congères, dans l’Aveyron, des treuils de voilier, peu coûteux, permettent de relever sans forcer des plafonds qui…
400 vaches mortes : les éleveurs laitiers victimes des éoliennes attendent un ultime rapport
En Loire-Atlantique, deux élevages accusent les éoliennes toutes proches d’entraîner de graves troubles sur leurs animaux. Une…
Brexit : qu’est-ce qui change pour l'agriculture ?
Entre le Royaume-Uni et l’Union européenne à 27, le pire n’est pas arrivé. Il n’y a ni droits de douane ni contingents sur les…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière