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Saint-nectaire : maintien des fourrages fermentés

En contrepartie d’un lien au sol plus fort et d’un étiquetage différencié pour le tout foin, la filière saint-nectaire devrait conserver les fourrages fermentés.

Le Comité national des appellations laitières aurait donné un avis favorable à la demande de révision du cahier des charges de l’AOP saint-nectaire, sous réserve de quelques modifications. À l’heure du bouclage de ce numéro (21 juin), l’avis restait à formaliser. La filière avait été contrainte par une réglementation européenne d’avancer la suppression des fourrages fermentés — prévue initialement pour 2020 — au 1er janvier 2017. Une échéance que les deux tiers des producteurs n’auraient pas pu tenir, au risque de les voir sortir de l’appellation, alors que 90 % du lait produit sur la zone lui sont destinés. La question a été retravaillée par la filière en accord avec la commission d’enquête de l’Inao. En contrepartie du maintien des fourrages fermentés, le lien au sol de l’appellation serait renforcé. Sur une année, la ration comprendrait au moins 70 % d’herbe issue de la zone. Les quantités de concentrés ne dépasseraient pas 1,8 tonne par vache et par an. La durée de pâturage serait portée de 140 à 160 jours. Le chargement passerait de 1,4 à 1,3 UGB/ha de SFP. Quant aux fourrages fermentés, ils ne dépasseraient pas 15 % de la ration totale sur l’année. Et, hors période de pâturage, les fourrages secs couvriraient au moins 60 % de la ration de base contre 50 % précédemment.

Obligation de moyens en faveur des fourrages secs

Parmi les contreparties encore, la possibilité pour les transformateurs de lait produit uniquement avec des fourrages secs d’apposer une mention valorisante sur les étiquettes. L’organisme de défense aura enfin une obligation de moyens pour développer les fourrages secs, notamment en termes d’investissements. S’il n’y a plus d’échéance, la suppression des fourrages fermentés reste néanmoins un objectif pour la filière, affirme Patrice Chassard, représentant les producteurs au sein de l’ODG. Mais, plutôt que la réglementation, c’est désormais « le marché » qui donnera la voie à suivre : « Vu la segmentation qui s’opère en Europe sur le lait conventionnel, les signes officiels de qualité devront intégrer les demandes des consommateurs s’ils veulent rester performants sur leurs marchés. »

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