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Lait : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière lait dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches laitières.

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Résultats d’enquête sur les cas cliniques de Schmallenberg

De la fièvre associée à des signes généraux, parfois des troubles digestifs et souvent des troubles de la reproduction. Tels sont les symptômes aigus observés par la SNGTV.

Douze élevages laitiers avec une infection virale aiguë récente ont été passés au crible de la SNGTV(1). Cette enquête sur les symptômes aigus du virus de Schmallenberg (SBV) chez la vache a été initiée par la plate-forme d’épidémiosurveillance. Elle concerne des élevages de 40 à 100 vaches, provenant de zones où aucun cas de forme congénitale n’avait été observé.


Dans ces troupeaux, 20 à 30% des vaches en production ont été malades et l’épisode clinique a duré de 15 jours à un mois. « La plupart des vaches malades ont eu une forte fièvre (de 39,5 °C jusqu’à 42 °C) associée à des signes généraux classiques: baisse d’appétit, abattement, baisse de la rumination et très forte baisse de la production", décrit Éric Collin, de la commission épidémiologie de la SNGTV.


Très forte baisse de la production


"Dans la moitié des élevages, on a observé une très forte baisse de la production (plus de 50 %) sur tous les animaux malades pendant 4-5 jours. Dans l’autre moitié, certains animaux, mais pas tous, ont eu une baisse très forte et les autres plus modérée (entre 20 et 50 % de baisse)».

Point positif : la production est revenue à son niveau initial dans un délai d’une semaine. Pour quelques vaches, la chute de lait a été le seul signe observé.


Des troubles digestifs


Dans un certain nombre de cas, des signes digestifs ressemblant à ceux d’une grippe digestive d’hiver ont été associés « avec des matières ramollies voire totalement diarrhéiques et une coloration rougeâtre ». Ces signes digestifs ont parfois précédé la montée de température d’une journée.


Aucun signe respiratoire spécifique à Schmallenberg


Aucun signe respiratoire spécifique à Schmallenberg n’a été détecté, contrairement à ce qui avait été avancé. Les seuls signes respiratoires observés étaient dus à d’autres pathologies associées (bronchite vermineuse, ehrlichiose…).


Des avortements chez les vaches atteintes de la forme clinique


Par contre, au niveau reproduction, et c’est nouveau, « il semble qu’on puisse avoir des avortements en fin de gestation sur des vaches atteintes de la forme aiguë, constate Éric Colin. Des pertes de gestation dans les premiers mois ont par ailleurs été confirmées par échographies (une première « pleine » suivie d’une seconde « vide ») ».


Ces décalages au niveau de la reproduction ont été constatés dans plus de la moitié des élevages. Ils vont dans le même sens que des observations faites dans une région allaitante exposée pour la première année au passage du SBV, où les vétérinaires qui vérifient les gestations par échographie ont constaté des gestations décalées de deux-trois mois dans une très grande proportion.


Il est certain que les cas aigus de Schmallenberg ne se limitent pas à ces douze troupeaux ! Dans les élevages atteints cliniquement, il faut s’attendre à voir des formes congénitales (malformations des foetus et veaux) qui sont la conséquence retardée d’une infection lors de la circulation du virus autour du 4e-5e mois de gestation. «Ces formes ne devraient toucher dans ces cheptels que 20 à 30 % des animaux gestants(2) de 4-5 mois au moment de la circulation du virus (soit 4-6 vaches sur 20 vaches pleines de 4-5 mois pour des troupeaux de 100 vaches) », relativise Éric Collin.


(1) Société nationale des groupements techniques vétérinaires. (2) D’après une étude de GDS France.

GDS France poursuit la surveillance


La surveillance des formes congénitales liées au virus de Schmallenberg (SBV) se poursuit dans le cadre de la plate-forme d’épidémiosurveillance
; elle est coordonnée par le réseau de GDS France avec effet rétroactif au 1er septembre.


Deux zones avec des modalités diagnostiques différentes (départements avec + 20 foyers congénitaux avant le 15 juin 2012 et départements avec - 20 foyers) ont été définies. La DGAL a quant à elle arrêté sa surveillance pour les bovins le 31 août dernier. Cela a des conséquences au niveau du financement.


En cas d’avortement au sens réglementaire (naissance avant terme ou mort ans les 48 heures), le déplacement du vétérinaire et le prélèvement sanguin sur la femelle avortée seront pris en charge par l’État dans le cadre de la surveillance de la brucellose. Mais les prélèvements supplémentaires et les analyses SBV seront à la charge de l’éleveur. Sinon, tous les frais liés à la suspicion resteront à la charge de l’éleveur.

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