Aller au contenu principal

Réduire le coût alimentaire

D’une exploitation à l’autre, les écarts vont du simple au triple en matière de coût alimentaire. Au sein d’un même système de production, des marges de manoeuvre existent pour de nombreux élevages. Comment font les meilleurs pour être les meilleurs ?

Des gains sont possibles
sans chambouler
entièrement le système
Des gains sont possibles
sans chambouler
entièrement le système
© Réussir Lait

Le coût alimentaire représente près de 30 % du coût de production et 70 % des charges opérationnelles en moyenne. La maîtrise de ce poste apparaît d’autant plus importante dans le contexte actuel de renchérissement des matières premières. Mais quiconque s’intéresse de plus près à ce critère n’est pas au bout de ses peines. Toute tentative de comparaison se heurte vite à un problème de définition. Ce premier obstacle surmonté, l’affaire n’est pas dans le sac pour autant.


Minimiser le coût alimentaire de son élevage n’est pas une fin en soi. Ce qui compte, c’est bel et bien l’EBE (excédent brut d’exploitation) qui sort au bout. « Le coût alimentaire n’est qu’un sous-objectif, expose Jacques Lefranc, d’XPertia. Il n’a de sens que pour un système donné. »


Un élevage intensif à la vache aura forcément un coût alimentaire plus élevé qu’un élevage extensif en système tout herbe, mais ils pourront, chacun à leur manière, se révéler tout aussi efficaces in fine.


Ce qui est rassurant, c’est que des marges de manoeuvre existent quel que soit le niveau de production. Sans chambouler entièrement le système, des gains sont possibles à court et moyen terme.


À travers les nombreux reportages de ce dossier, nous avons mis l’accent sur les éléments techniques qui font la différence au niveau économique. Pour comprendre, en clair, comment font les meilleurs pour être les meilleurs.


Du zéro pâturage à l’autonomie protéique totale, en passant par des exploitations recourant à plus ou moins de maïs dans la SFP, vous trouverez des pistes diverses pour vous inspirer dans des systèmes de production variés.


Cela commence par une bonne valorisation des fourrages. On pense au pâturage bien sûr, mais pas seulement. Produire une bonne ration de base est essentiel. Cela passe par des fourrages de qualité et bien conservés. Le Gaec de l’Aubépine et l’EARL de la Giraudière l’ont bien compris. Ils misent sur une ingestion maximale des fourrages et s’affranchissent du concentré de production avec des vaches à 10 000 kg de lait.


Jouer la carte de la complémentarité entre fourrages, en diversifiant le régime (maïs, herbe, betteraves, méteil…) et en recourant à d’autres couverts variés, semble également favorable à la maîtrise du coût alimentaire.


Evidemment, la complémentation mérite d’être ajustée, notamment en repérant les périodes où il est possible de faire des économies. La chasse au gaspillage est ouverte ; des moyens simples permettent de vérifier les quantités distribuées, sans trop se prendre la tête.


Le choix du type de concentré et la stratégie d’achat interviennent aussi. Il ne faut pas hésiter non plus à profiter d’opportunités locales, à l’instar du Gaec Cayet dans le Pas-de-Calais, qui valorise des coproduits.


Enfin, l’amélioration de l’autonomie protéique apparaît plus que jamais un levier de poids. Le Gaec du Brenier, en Isère, recourt à la luzerne sous toutes ses formes. Et, autre bel exemple: le Gaec Hily dans le Finistère, en autonomie complète depuis plus de vingt ans.

SOMMAIRE DU DOSSIER


Page 34 : Repères économiques : La cohérence du système est le maître mot


Page 36 : Définition : Ce qui se cache derrière le coût alimentaire


Page 40 : Efficacité alimentaire : Un critère à prendre en compte


Page 44 : Coût marginal : Faut-il lever le pied sur le concentré ?


Page 46 : Reportages dans différents systèmes de production - Gaec de l’Aubépine (Mayenne) - Gaec Cayet (Pas-de-Calais) - Gaec Hily (Finistère) - Gaec de Kerivoal (Côtes-d’Armor) - Gaec du Brenier (Isère) - EARL de la Giraudière (Mayenne)

Les plus lus

<em class="placeholder">Éleveurs devant l&#039;installation de traitement des eaux de pluies </em>
« Nous traitons l’eau de pluie pour abreuver nos vaches », dans le Doubs

Le Gaec de La Vie, dans le Doubs, s’est équipé d’un système de filtration des eaux de pluie pour abreuver les vaches…

Une prairie temporaire en Isère, avec de la chicorée
Sécheresse : « Même si les prairies grillées commencent à reverdir, ne redémarrez pas trop tôt le pâturage »

A partir de quand peut-on remettre des vaches au pâturage après des mois de chaleur et de sécheresse qui ont grillé les…

<em class="placeholder">RGI et colza fourrager pâturés à la ferme de Trévarez dans le Finistère</em>
Sécheresse : que semer pour refaire du stock de fourrage rapidement ? 

Face à des stocks qui diminuent, des prairies qui peinent à reverdir et pousser, et un début de mois de septembre encore peu…

<em class="placeholder">Joris Soenen, éleveur laitier dans une prairie dans laquelle du stock sur pied a été réalisé</em>
Sécheresse : « Le stock sur pied et le sorgho m’ont permis de maintenir du pâturage jusqu’au 15 août », dans l’Eure

La production de fourrage de Joris Soenen a été impactée par l’année de sécheresse exceptionnelle, l’obligeant à acheter du…

<em class="placeholder">nurserie pour les veaux ouverte avec toit isolé</em>
Des nurseries confortables pour les veaux et l’éleveur en sept points clés
Ventilation naturelle, blocs dédiés par classe d’âge… Les préconisations pour le logement des veaux de la naissance au sevrage…
<em class="placeholder">poignée d&#039;ensilage de maïs</em>
Ensilages : quatre raisons de privilégier la coupe courte 

Pour la conservation, l’ingestion, la limitation du tri et la valorisation des ensilages par les vaches laitières, mieux vaut…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière