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Quelle valorisation pour la luzerne?

© DR
Essais à la ferme des Trinottières. 
« Avec l’introduction de luzerne à hauteur de la moitié de la ration, les performances laitières restent d’un bon niveau tout en réduisant les apports de correcteur azoté », avance Jean-Michel Lamy de la chambre d’agriculture du Maine-et-Loire au terme d’un récent essai. 
La luzerne a remplacé la moitié du maïs dans des rations complètes, distribuées à la mélangeuse. Trois formes de récolte ont été testées : foin, enrubannage et ensilage. L’ensilage de luzerne ne modifie pas les résultats zootechniques des laitières par rapport à un régime 100 % maïs ensilage. L’utilisation de foin ou d’enrubannage entraîne une baisse de la production laitière de l’ordre de 10 %. Par contre, les taux ne sont pas modifiés hormis le TP plus faible pour le lot « enrubannage ». 
« Pour les trois essais menés, les ingestions ne se sont pas révélées significativement différentes entre les lots ». Les rations ont été équilibrées à 90 g de PDI par kg de MS pour les essais avec l’ensilage et l’enrubannage, et à 95 g/kg MS pour l’essai foin. Les trois régimes expérimentés ont permis de réduire les apports de tourteau de colza de 32 à 60 %. L’apport de blé et/ou maïs aplati a permis de combler le déficit énergétique de la luzerne. « L’intérêt économique de l’utilisation de luzerne dépend du différentiel de rendement avec le maïs, mais également du cours des correcteurs protéiques et des céréales, ainsi que des charges de cultures, notamment la récolte ». ■
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