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QUAND LE RACLAGE N’EST PLUS UNE CORVÉE...

Le raclage des aires d’exercice est un travail pénible et astreignant. Racleur à chaîne, hydraulique, autonome, robot… plusieurs solutions existent pour automatiser cette tâche.

LES RACLEURS
HYDRAULIQUES
SONT BIEN ADAPTÉS
AUX BÂTIMENTS LONGS
LES RACLEURS
HYDRAULIQUES
SONT BIEN ADAPTÉS
AUX BÂTIMENTS LONGS
© V. Rychembusch

Gourmand en temps de travail et plutôt pénible, le raclage des déjections animales fait partie de ces tâches dont on se passerait bien volontiers. Plusieurs entreprises l’ont bien compris et proposent des solutions de plus en plus sophistiquées pour automatiser le raclage. L’automatisation est une solution envisageable pour remplacer le rabot attelé au tracteur dès lors que l’organisation du bâtiment et des ouvrages de stockage le permettent.

Racleur à chaîne, racleur hydraulique, racleur autonome, robot, automoteurs nettoyeurs de logettes… ce n’est pas le choix qui manque. L’hydrocurage est une solution supplémentaire que nous aborderons dans notre prochain numéro. Face à cet éventail de possibilités, l’une des principales difficultés consiste à choisir le système le mieux adapté à ses besoins et ses contraintes. Le choix d’un racleur sera d’abord fonction des caractéristiques du bâtiment (sa longueur, le nombre de couloirs, la place aux extrémités…) et du type de déjections produites (fumier, fumier mou, lisier…).

Le coût de l’installation et la consommation en énergie sont également des critères de choix à prendre en compte. Les racleurs hydrauliques sont très polyvalents. Ils sont particulièrement adaptés aux bâtiments longs avec production de fumiers compacts et mous ou lisiers pailleux. Le racleur à chaîne est une option très intéressante notamment pour les bâtiments avec deux couloirs lorsque les effluents sont de type lisier ou fumier peu pailleux. Quant au racleur à câble, il convient aux bâtiments de petite longueur, et exclusivement en système lisier. Il peut également être utilisé en complément pour racler les caillebotis.

Le nettoyage et l’entretien des logettes est également une tâche pénible. Il existe heureusement aujourd’hui un nettoyeur à logettes qui s’installe sur l’avant ou l’arrière du tracteur (Rabaud). Pour racler les aires d’exercice, il faudra ajouter une lame racleuse. Les automoteurs nettoyeurs de logettes (Bobman et Clean Girl) sont spécialement conçus pour les étables en logettes sur caillebotis. Ils font du 3 en 1. Ils raclent, frottent l’arrière des logettes et paillent. Les racleurs autonomes (type Scarabée et maintenant Scarabéo de Miro) sont idéaux pour automatiser le raclage dans un bâtiment existant avec production de lisier, voire dans certain cas de fumier mou. Un peu d’humidité dans le couloir à racler est nécessaire au bon fonctionnement du système.

Toujours plus loin dans « l’autonomie » du dispositif, trois robots racleurs sont actuellement proposés sur le marché. Entièrement autonomes, ils se déplacent partout dans le bâtiment sur caillebotis uniquement. Ce système au coût très élevé est notamment intéressant pour racler les couloirs transversaux et l’aire d’attente. ■

Sommaire

Page 32 : Cinq critères de choix Quel système retenir ?

Page 34 : « Le racleur à chaîne est simple d’entretien » Au Gaec des îles

Page 36 : « Un racleur Scarabée pour la facilité d’installation » Chez Claude et Sylvie Ménard

Page 40 : « Un racleur hydraulique lourd adapté au fumier pailleux » À l’EARL Lemazurier

Page 42 : « Le nettoyeur à logettes Bobman fait du trois en un » Chez Philippe et Isabelle Etienne

Page 46 : Les robots racleurs traquent le lisier dans tous les coins Étables sur caillebotis

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