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Quand la recherche propose des améliorations en élevage

Le bien-être animal n’est pas synonyme que de contraintes. C’est ce qui ressort d’un congrès international qui s’est tenu à Clermont-Ferrand début septembre.

L’élevage des veaux fait l’objet de nombreuses interrogations de la part des citoyens qui trouvent barbare la séparation vache-veau, par analogie au lien mère-enfant. Une étude présentée début septembre à Clermont-Ferrand mériterait de leur être présentée. Elle montre que plus les jeunes restent avec leur mère longtemps (1, 2 ou 3 jours), plus le stress qui suit la séparation est grand. Cela correspond bien à l’expérience des éleveurs qui constatent bien que ni le veau, ni la mère ne semblent pâtir d’une séparation précoce. Quand un résultat scientifique permet de confirmer une intuition, il ne faut pas hésiter à communiquer !


Des tétines en dehors des périodes de distribution de lait pour déstresser


Les veaux élevés collectivement s’adaptent plus vite à un changement de leur environnement que les veaux élevés individuellement ; une autre étude sérieuse montre ainsi cette intelligence collective du groupe. Les arguments sanitaires qui poussent à la case individuelle ne sont plus les seuls à être pris en compte en élevage.
La douleur qui suit l’écornage dans les 24 heures perturbe le mental des veaux et les rend disons « pessimistes », comme l’illustre un protocole astucieux et innovant mis au point par des Canadiens en conditionnant l’accès au lait par la vision d’une couleur sur un écran. La nécessité de prendre en compte la douleur en sort renforcée. Selon des Finlandais, l’effet des anti-inflammatoires est plus marqué avec le fer qu’avec la pâte à écorner, et gagnerait à s’étaler sur cinq jours. Quant à la présence de tétines en dehors des périodes de distribution de lait, elle contribue à déstresser les jeunes. Une brosse fixe tend au même résultat.
Pour les adultes, la recherche aussi fournit des indications sérieuses qui demandent à être interprétées. Lorsque les enquêtes en élevages font ressortir de grandes variations entre élevages (par exemple de 10 à 60 % de vaches boiteuses par troupeau), cela ouvre la voie à de possibles améliorations en identifiant les facteurs de risques associés. Un lien net se confirme entre logettes et boiteries. Une étude a montré qu’il suffisait simplement de compter les vaches très boiteuses pour estimer l’ensemble des problèmes ; les vaches couchées en dehors des logettes sont un autre indicateur. Ce qui simplifie le travail.


Plus l’élevage est serein, meilleure est la production


Pour deux paramètres donnés, des liens sont souvent établis, mais demandent à être examinés avec du recul. Comme l’illustre un suivi en étables entravées nord-américaines, centré sur le temps passé couché comme paramètre de bien-être : le taux de réforme est plus élevé dans les élevages où des vaches passent plus de 15 heures ou moins de 9 heures couchées. Et dans les étables où 70 % des vaches passent plus de 12,5 heures couchées, globalement on observe moins de boiteries, moins d’atteintes aux jarrets et aux genoux. Mais ce qui est vrai au niveau d’un troupeau ne l’est pas forcément au niveau d’une vache ! Certaines boiteuses restent longtemps au sol alors que d’autres peinent à se retrouver à terre.
La recherche innove quand elle propose d’évaluer les rapports animal-éleveur à partir de la mesure des distances de fuite, et les rapports des animaux entre eux aux nombres de conflits par heure. Une étude française montre que plus l’élevage est serein, meilleure est la production.
« L’éleveur est le maître, le scientifique le valet », affirmait un chercheur néerlandais. Sans aller jusque-là, c’est bien dans l’esprit d’aller et retour permanents entre les deux familles que l’on progresse. Et que l’on trouve des méthodes fiables d’évaluation qui soient faciles d’emploi.

Etude danoise

Les Danois ont montré qu’une combinaison d’observations sur un même animal (position de la tête, des oreilles, posture du dos, attitude attentive ou pas, expression faciale) discriminait bien les vaches qui « ont mal », quel que soit l’observateur, et quelle qu’en soit la cause.

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