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Simulation économique
Produire du lait en plus sans ADL est souvent intéressant

Produire du lait en plus sans ADL peut être intéressant en cas d´investissements limités pour produire les litres supplémentaires.


A partir de quel prix du lait devient-il rentable de produire du lait supplémentaire sans toucher d´ADL en plus ? Le BTPL (Bureau technique de promotion laitière) a calculé le seuil marginal pour une exploitation moyenne de son réseau Ecolait, avec 370 000 litres produits par 51 vaches à 7 255 litres par an. « Cette exploitation peut disposer de 50 000 litres supplémentaires, sans terre ni DPU. Nous prenons comme hypothèse que ce changement implique l´achat de sept vaches, mais ne nécessite pas d´investissement en bâtiment ni en matériel, pas de besoin de main-d´oeuvre supplémentaire, et on fait passer des surfaces en culture de vente en surface fourragère », présente Michel Deraedt, du BTPL.
Le BTPL calcule les charges liées à la production des 50 000 litres supplémentaires : 202 euros par 1000 litres en tout. Ils comprennent les frais d´élevage, les concentrés et co-produits pour les vaches laitières, les frais d´alimentation des génisses, les charges opérationnelles et de structure pour la production des fourrages, les frais de distribution du fourrage, le manque à gagner sur les cultures de vente, et les frais financiers éventuels.

Pour obtenir le seuil de rentabilité, le BTPL soustrait à ces charges les produits supplémentaires : la vente des réformes, des veaux et des génisses, la part couplée des primes à l´abattage et les produits divers. Au final, il devient intéressant de produire du lait sans ADL à partir d´un prix de 157 euros par 1000 litres, dans le cas de cette exploitation moyenne du réseau Ecolait. Le seuil de rentabilité varie de 128 à 188 euros par 1000 litres pour les quarts inférieurs et supérieurs du réseau.
Toutefois, le BTPL rappelle que beaucoup de facteurs peuvent affecter ce niveau de seuil de rentabilité. « Il faut tenir compte des troupeaux qui ont de fortes charges, ou de faibles produits annexes, des frais financiers élevés, un manque de main-d´oeuvre qui nécessite l´embauche d´un salarié. Certains investissements peuvent devenir nécessaires, comme le changement de la salle de traite, l´achat d´un matériel. Sans oublier que les années de transition, la vente d´animaux et donc les produits annexes sont moindres. »
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