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Prévenir la dermatite digitée grâce au pédiluve sec

Le protocole implique deux jours de passage au pédiluve sec, renouvelés tous les quinze jours.
© E. Lazennec

Olmix a mené un essai en partenariat avec BCEL Ouest, sur quatre mois entre décembre 2016 et juin 2017 pour tester l'effet de l’asséchant de litière Mistral sur la dermatitie digitée. Ce produit est composé d’une association d’argiles sélectionnées, séchées et micronisées, et enrichi en huiles essentielles.

Trois troupeaux bretons équipés de robots de traite ont participé à l’essai, rassemblant 181 laitières au total. Chaque troupeau a été divisé en deux lots homogènes en termes de production, de numéro et de stade de lactation, ainsi que de prévalence de la maladie de Mortellaro. Au début de l’essai, le lot témoin affichait une prévalence de 34,9 % (exprimée en % de pieds postérieurs), contre 39,5 % pour le lot de vaches dirigées vers le pédiluve en sortie de porte de tri. Elles y sont passées deux à trois fois par jour, pendant deux jours consécutifs. Ce traitement a été renouvelé tous les quinze jours, pendant quatre mois. « Nous avons calé ce protocole en respectant les recommandations émises par Anne Relun, spécialiste de la dermatite digitée à Oniris », indique Julia Laurain d’Olmix. La notation des lésions sur l’interface Activ’Parage s’est effectuée au début, à mi-parcours et à la fin de l’essai.

Un effet significatif sur la prévention mais pas sur le taux de guérison

Au bout de quatre mois de traitement, le pourcentage de pieds présentant de nouvelles lésions (l'incidence) s’est révélé significativement moins élevé (20 %) pour le lot « pédiluve » comparé au lot témoin (32,1 %). En revanche, l'amélioration du taux de guérison n'est pas significative.

« Ces résultats montrent qu’un traitement collectif avec Mistral permet d’agir en préventif pour contenir la dermatite digitée, analyse Julia Laurain. Et confirment que l’action curative passe nécessairement par un traitement local individualisé. » La dose de Mistral a été de six sacs de 25 kg pour deux jours pour 80 vaches, soit un coût de 1,50 euro par vache à chaque application. « Le retour sur investissement calculé dans l’essai est de quatre euros pour un euro investi ».

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