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Poudre: l'ouverture de l'intervention est suspendue

La Commission espère écouler les 380 000 tonnes de stocks progressivement par adjudications, mais ne propose rien d'autre.

Le conseil des ministres de l’Union européenne a décidé de stopper les achats automatiques de poudre. La PAC prévoit en effet normalement l’ouverture systématique de l’intervention du 1er mars au 30 septembre de chaque année pour le lait écrémé en poudre et le beurre; ceci avec des achats à prix fixe (1698 €/t) dans la limite d’un contingent fixé à 109 000 tonnes pour la poudre.

Près de 380 000 tonnes de poudre sont toujours en stocks. La Commission espère les écouler progressivement sur le marché par adjudication, en commençant par les plus vieilles: aujourd'hui environ 100 000 tonnes de poudres (fabriquées depuis 2 ans à 2 ans 3/4) sont mises en vente. Lors de l'ajudication de janvier, elle en a cédé 1864 tonnes à 1190 €/t, "un prix qui n'est pas catastrophique", estime Gérard Calbrix d'Atla. Lors du dernier conseil des ministres, la France est le seul pays à avoir fait des propositions pour écouler ces stocks plus rapidement. Sous forme de dons de lait aux plus démunis "mais il n'y a aucun support réglementaire". Ou via l'alimentation animale "mais le prix d'intérêt pour les monogastriques est faible (700-800 €). Cela représenterait 650 millions d'euros de pertes pour la Commission qui les achetés à 1698 €/t". Il faudrait que la filière européenne mette la main à la poche ; cela risque d'être compliqué!

La dégradation des cours stoppée grâce à la Nouvelle-Zélande

La bonne nouvelle pour la poudre, c'est la baisse de la production néo-zélandaise suite à 40 jours de sécheresse en fin d'année: "-2,6% en décembre qui est un très gros mois. Des éleveurs sont passés à une traite par jour, des vaches ont été taries... Fonterra qui tablait sur 1% de hausse de production de juin 2017 à mai 2018 annonce aujourd'hui - 3%." Le prix de la poudre a augmenté de 5% lors des deux dernières enchères Global dairy trade. Les cours ont déjà un peu remonté en Allemagne et aux Pays-Bas. "La dégradation est stoppée," affirme Gérard Calbrix qui craignait de voir les cours descendre en dessous de 1000 € au printemps. Cette baisse importante de la production néo-zélandaise devrait permettre à la Commission d'écouler des volumes de poudre plus importants jusqu'à l'automne. Mais pour autant, à cause des stocks, il ne faut pas s'attendre à une remontée sensible des cours.

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