Aller au contenu principal

Planète lait
Planète lait - Des idées importées de Nouvelle-Zélande

Une vingtaine d’éleveurs du Finistère ont effectué récemment un séjour au pays des All-Blacks. Leur but : y chercher des techniques transposables en Bretagne dans leurs systèmes herbagers. Voici leurs témoignages.

© I. Pailler

Avec un prix du foncier élevé et, jusqu’en 2007, un prix du lait parmi les plus bas du monde, les Néo- Zélandais ont développé un système technique original : de grands troupeaux en vêlages groupés de printemps, une production calée sur la pousse de l’herbe, des coûts de production faibles et une excellente organisation du travail.

Une vingtaine d’éleveurs du Finistère sont allés étudier de plus près en janvier dernier les particularités techniques de ce système néo-zélandais. Des éleveurs habitués à se retrouver régulièrement et à mettre en commun les références disponibles sur les systèmes herbagers mondiaux les plus performants. Ils nous font partager leur expérience.

Des petites vaches bien adaptées au pâturage

Vu à Hamilton. Alain et Odile, à Guimiliau, sont enthousiastes. « Il y a dix-huit mois, après une formation en Angleterre, nous avons décidé de croiser nos grandes Holstein avec des taureaux jersiais. Nous voulions obtenir de petites vaches agressives au pâturage, légères et fertiles qui s’adaptent bien à notre système quasi tout herbe. » Ce choix a été confirmé par les visites en Nouvelle-Zélande, en particulier celle du centre de recherche de DairyNZ (1) à Hamilton. « Un chercheur, Kevin Macdonald, nous a présenté ses travaux sur le type génétique le mieux adapté au pâturage. Dans les essais, très vite, les souches américaines sont disqualifiées. Leur perte d’état est trop importante dans les systèmes pâturants. Les écarts se creusent de plus en plus au fil des trois premières lactations. Les performances de reproduction diminuent. C’est très pénalisant pour conserver des vêlages groupés. À présent, nous regardons d’un bon oeil nos premières génisses croisées. Elles sont, nous n’en doutons pas, le choix génétique adapté à notre manière de produire du lait à l’herbe les prochaines années. » (1) Organisme de recherche et développement similaire à l’Institut de l’élevage et aux chambres d’agriculture.

SOMMAIRE DE L'ARTICLE


Page 84 : Des petites vaches bien adaptées au pâturage


Page 85 : Séduits par des associations de chicorée, plantain et trèfle


Page 86 : Des génisses élevées à l’extérieur dès la naissance


Page 86 : Une organisation du travail redoutable


Page 87 : Des pistes pour sécuriser le système face à la sécheresse


Page 87 : Un mode d’organisation atypique transposable chez Jean-Charles

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Jean-Baptiste Decheppe. "Avant, on distribuait la ration le matin. Le problème, c'est que quand arrivait le soir, non seulement la ration était déconcentrée car les vaches avaient trié toute la journée, et en plus elles n’avaient pas forcément toujours suffisamment à manger durant la nuit. " © DR
« En distribuant la ration le soir, les bouses sont beaucoup plus homogènes »
Distribuer la ration le soir a eu un impact positif sur le troupeau. Jean-Baptiste Decheppe, éleveur dans le sud de la Meuse, en…
Ludovic Ménoret préfère se concentrer sur la production de lait plutôt que sur les cultures. © V. Bargain
« Seul sur mon exploitation laitière, je délègue tous les travaux de culture »
Installé en 2016, Ludovic Ménoret a choisi de déléguer presque tous les travaux des champs. Un fonctionnement qui permet de…
Les quatre associés du Gaec des Sources. « L’empreinte carbone nous servira d’indicateur dans l’amélioration de nos pratiques. » © E. Bignon
"Notre exploitation laitière va vendre des crédits carbone"
Commercialiser leur réduction d’émission de gaz à effet de serre sur le marché volontaire des crédits carbone : c’est ce que le…
400 vaches mortes : les éleveurs laitiers victimes des éoliennes attendent un ultime rapport
En Loire-Atlantique, deux élevages accusent les éoliennes toutes proches d’entraîner de graves troubles sur leurs animaux. Une…
Les quatre associés du Gaec Ferme du plateau. © B. Griffoul
Changement climatique : Un bâtiment pour 120 vaches poreux sur toutes ses faces
Au Gaec Ferme du plateau, dans la Loire, toutes les façades de la stabulation, située sur un site venté, laissent passer l’air et…
Jonathan Karcher, Gilles Urban et Gaëtan Karcher, associés du Gaec Hohrain depuis 2016. © C. Reibel
« Le lait de pâturage est un plus pour le bien-être de nos animaux comme pour nous »
Au Gaec Hohrain, à Mietesheim dans le nord du Bas-Rhin, Gilles Urban, Jonathan et Gaëtan Karcher ont saisi au bond en 2017 la…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière