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Piloter en conjoncture instable

Saisir les opportunités de marché et résister aux crises, tout en ayant une vision stratégique claire à moyen terme. Avec la flexi-sécurité, l’Institut de l’élevage et ses partenaires vous proposent une nouvelle façon de gérer l’exploitation laitière.

© Prod. Numérik - Fotolia.com

Fini les certitudes! Fin des quotas, volatilité des cours, baisse des DPU… qu’on le veuille ou non, il va falloir apprendre à gérer dans un monde qui tangue beaucoup plus. Il est tentant, face à ces incertitudes, de foncer tête baissée dans l’agrandissement. L’augmentation de volume ne génère pas toujours du revenu, elle peut dans certains cas même être catastrophique, notamment quand la situation économique de départ n’est pas saine.


Alors, comment garder le cap? Un nouveau contexte de production se profile, fluctuant au rythme des marchés mais aussi des statégies des laiteries. Il va falloir être capable de :

- tirer parti des opportunités de marché,

- augmenter le pouvoir de résistance de l’exploitation face aux crises,

- tout en ayant une vision stratégique claire à moyen terme.


Autrement dit bâtir un projet à la fois souple et solide.


C’est une nouvelle façon de gérer l’exploitation laitière. Cette capacité à adapter le volume de lait produit à une demande fluctuante et à sécuriser le revenu dans un contexte de prix volatils porte désormais un nom: la flexi-sécurité.


Pour mettre au point des outils et une démarche de flexi-sécurité des exploitations laitières, un programme Casdar a été engagé en octobre 2010 par l’Institut de l’élevage, l’Inra et huit chambres d’agriculture(1). Il arrive à son terme, avec la parution prochaine d’un « guide pratique éleveur ».

Nous vous présentons dans ce dossier les grandes lignes de la démarche en sept étapes proposée par l’Institut de l’élevage et ses partenaires. Une démarche qui part de vos attentes mais qui prend aussi en compte la stratégie d’approvisionnement à venir de votre laiterie.


Cette démarche fait appel à de nouveaux outils et de nouvelles notions comme « Capacilait » un outil qui permet de cerner et faire évoluer les facteurs limitants de l’exploitation, ou encore les notions de solidité et d’épargne de précaution qui seront demain essentielles. Vous y découvrirez également les projets « flexi-sécurisés » de deux des trente exploitations laitières chez qui elle a été testée, un élevage de la Manche et un élevage de la Vienne.


Se projeter garde toute son utilité même dans un monde imprévisible. Mais le pire, dans un contexte de volatilité, serait de prendre ces prévisions pour argent comptant. Le but, c’est d’anticiper, consolider des choix et réagir beaucoup plus vite au moment où c’est nécessaire. Pas de prédire l’avenir.

(1) Bretagne, Vienne, Pays de la Loire, Cantal, Haute-Marne, Jura, Doubs, Manche.


 

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