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Lait : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière lait dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches laitières.

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Vu par le véto
Pas de signes, mais un poumon fichu

DES LÉSIONS PULMONAIRES typiques d’une
pneumonie bactérienne due à Mannheimia.
DES LÉSIONS PULMONAIRES typiques d’une
pneumonie bactérienne due à Mannheimia.
© J.-M. Nicol

« ‘’Une génisse d’un an ne va pas bien et ne veut pas se lever’’... Voilà qui est assez maigre comme motif d’appel passé à l’ouverture du cabinet. M’y voilà vers 11 h 30, reçu par le stagiaire de l’exploitation.

La génisse restée dans la logette, la tête repliée sur le flanc, est morte. Reste évidemment à savoir de quoi et pour le savoir mieux je ne connais que l’autopsie. Lorsque Jacques arrive, nous avions tiré le cadavre à l’écart. Il m’explique alors qu’elle n’était pas bien hier soir, qu’elle n’avait plus aucune envie de bouger de la logette ce matin, et qu’à son avis elle a pu mourir d’un ulcère perforant.

Après une rapide inspection des muqueuses, de la tête et de la peau, nous la couchons sur son côté gauche : ouverture de l’abdomen et coupe des côtes, de sorte à pouvoir accéder à tous les organes. Les organes abdominaux apparaissent parfaitement normaux : ni péritonite, ni entérite, ni ulcère, ni complication d’omphalite... rien ! Après quelques efforts, le poumon est en vue.

MANNHEIMIA S’EST INVITÉE

Les zones les plus antérieures sont plus rouges, pesantes, infiltrées de sorte que l’air n’y pénètre plus. Un peu plus en arrière, la mort a interrompu l’infiltration débutante dans une zone plus rouge encore. Plus en arrière, les travées du poumon sont gorgées de sérosités, tandis que les lobes les plus postérieurs sont dilacérés par de fines bulles d’air qui se sont répandues dans des espaces où elles n’ont rien à faire qu’à précipiter l’asphyxie.

Ces lésions, dont les plus anciennes ne datent pas de plus de trois jours, sont typiques d’une pneumonie bactérienne due à Mannheimia, que bien des bovins hébergent dans leur pharynx et qui descend dans le poumon à la faveur d’un stress, d’un « coup de froid »... ou de coups de vent passés sous la porte rehaussée pour laisser passer le racleur. Pas de toux, pas d’essoufflement pour mettre Jacques sur la voie ; juste une forte fièvre et des toxines qui ont pris le dessus en trois jours. »

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