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Oui les intolérances et les allergies existent

Ce sujet fait consensus et est bien documenté. Des solutions existent.

L’allergie aux protéines de lait touche 2 à 3 % des nourrissons. C’est la troisième allergie alimentaire chez l’enfant, derrière le blanc d’œuf et l’arachide. Quand l’allergie est confirmée par un spécialiste, le lait doit être supprimé, remplacé par des substituts et l’enfant doit être suivi. Cette allergie guérit souvent par la suite (à partir de 3 ans). Elle reste donc rare chez l’adulte. Comme les protéines de lait de vache sont proches de celles de lait de chèvre, brebis et bufflonne, la personne allergique évitera donc aussi ces origines animales. Les symptômes les plus fréquents sont des troubles digestifs ou dermatologiques.

Ne pas confondre véritable intolérance et mauvaise digestion

Le lait, ou plutôt le lactose, est dur à digérer à partir d’un certain âge : 7 ans, 10 ans, difficile de donner un chiffre tant il y a de différences entre individus. Le lactose est un glucide qui doit être coupé par une enzyme, la lactase, pour être absorbé par l’organisme. Le nourrisson possède la lactase, puis le taux de lactase diminue naturellement après le sevrage, jusqu’à n’atteindre que 5 à 10 % de sa teneur initiale chez certains adultes. "Elle diminue plus ou moins selon les individus, plus précisément selon le capital génétique des consommateurs. On sait que les populations du Nord de l’Europe ou des États-Unis conservent un taux plus élevé à l’âge adulte, a contrario des Asiatiques. Chacun a son seuil de tolérance", précise Marie-Claude Bertière.

Nous sommes tous plus ou moins intolérants. Les symptômes sont le ballonnement, la diarrhée, le mal au ventre, plus ou moins marqués. Mais ces symptômes sont les mêmes que pour d’autres mauvaises digestions. L’intolérance au lait peut aussi être la conséquence secondaire de maladies digestives. La véritable intolérance au lactose se détecte à l’aide d’un test simple. Le médecin peut alors prescrire une diète d’un mois sans produits laitiers, avant de réintroduire ceux qui contiennent peu voire pas de lactose.

"Dans 90 % des cas, l’intolérance est légère et la difficulté de digestion est facilement gérable. On sait que boire un quart de litre par jour ne pose pas de problème, en apports fractionnés. Les astuces pour éviter les troubles digestifs : fractionner les apports, utiliser le lait dans les plats cuisinés plutôt qu’à boire pur, ou privilégier les yaourts dont les ferments assurent la digestion du lactose, et les fromages affinés dans lesquels il n’y a quasiment plus de lactose", détaille Marie-Claude Bertière.

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