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« Nous trayons les vaches dans le box aussitôt après le vêlage »

Florent Henriet, du Gaec du Séquoia dans le Doubs.
© DR

« Nous avons 150 Montbéliardes qui vêlent toute l’année sauf sur les deux mois d’été. Depuis cinq six ans, nous avons installé une machine à traire d’occasion dans le box des taries pour traire les vaches juste après le vêlage et distribuer le colostrum le plus rapidement possible au veau. Cette solution ne nous enchantait guère mais nous n’avions plus le choix car c’était une vraie hécatombe. Nous perdions 60 % des veaux dans les trois jours suite à des diarrhées. Le vétérinaire venait trente à quarante fois par an. Nous nous sommes décidés à suivre ses conseils et revoir notre façon de distribuer le colostrum. Avant, nous laissions simplement le veau une demi-journée avec sa mère, mais il ne tétait pas assez. Alors j’ai d’abord essayé de traire les vaches à la main après le vêlage, mais je tirais à peine 0,5 Iitre par vache. J’ai aussi essayé de congeler du colostrum de première traite en bouteilles plastiques. Mais, cela n’a donné aucun résultat car je chauffais trop vite et trop fort lors de la décongélation. Du coup, nous avons acheté une ancienne machine à traire à poste fixe à un voisin retraité pour 300 euros et je trais au pot. Cela a vraiment été un bon investissement. Désormais, j’installe la vache dans une logette avec son veau à côté d’elle, un seau de granulés, et une chaînette à l’arrière. Je désinfecte les trayons, tire les premiers jets et la branche. Une vache sur deux ne fournit pas 4 litres de colostrum. Même si les vaches se traient bien, je tire plutôt entre 2 et 3 litres en général. Puis je tente toujours de nourrir le veau au biberon, et s’il ne boit pas, je le drenche (4 veaux sur 10 environ).

Nous perdons moins de veaux grâce à meilleure gestion du colostrum

En un quart d’heure, le tour est joué. Et la majorité du temps, le colostrum est consommé dans les 2 à 3 heures qui suivent la naissance, quand l’absorption des immunoglobulines est encore élevée.

Aujourd’hui, les résultats sont là. Nous ne perdons pas plus de 7 % de veaux. Des diarrhées surviennent surtout en janvier. Sans doute parce que la pression bactériologique est plus forte cinq mois après le début de la saison de vêlage dans le bâtiment. Mais globalement, nos veaux ont beaucoup moins de diarrhées qu’avant. Et même au-delà des premières semaines de vie, j’ai remarqué que les génisses poussent mieux et sont plus 'costauds'. »

« Le vêlage n’est pas fini tant que le veau n’a pas bu son colostrum »

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