Aller au contenu principal
Font Size

« Nous pratiquons le semis de maïs bi-variétés »

© D. David

Dominique David, au Gaec Cour du Tremblay, dans le maine et Loire

« Cela fait trois campagnes que nous semons une association de deux variétés de maïs au lieu d’une seule. Notre réflexion a commencé en 2006. Cette année-là, nous avions déchanté suite au faible rendement en maïs fourrage. La variété que nous utilisions et qui marchait bien d’habitude, avait mal fécondé. Or, d’autres variétés semées en même temps avaient, elles, bien résisté. D’où l’idée de semer un binôme variétal pour assurer une régularité de rendement.

En parallèle, notre coopérative a mené des essais grandeur nature sur des couples variétaux, en visant une complémentarité agronomique. Par exemple, des variétés résistantes aux conditions climatiques difficiles sont associées à d’autres plus productives. Nous semons uniquement des couples variétaux d’indices de précocité proches, qui ont été validés au préalable par la coop en essais pluriannuels.

Parmi les couples testés, seulement un sur deux répond positivement en rendement. Alors pas question de se lancer tout seuls ! En moyenne, il y a 2 à 3 % de rendement supplémentaire. Nous ne le vérifions pas à l’oeil nu, mais par contre en conditions difficiles les binômes utilisés ont pour l’instant bien tiré leur épingle du jeu. C’est une sécurité qui ne coûte pas plus cher qu’un semis classique. Nous semons les deux variétés en alternance trois rangs par trois rangs.

TOUS LES BINÔMES VARIÉTAUX NE S’AVÈRENT PAS PROBANTS

Sur 65 hectares de maïs, quatre binômes différents vont être semés. D’habitude, le rendement moyen tourne autour de 11 tMS/ha. Visuellement, les différences entre variétés apparaissent nettement au champ. Parfois, une variété semble moins vigoureuse à la levée, puis finalement le rapport s’inverse en cours de culture.

Cette pratique présente aussi un intérêt sur le plan nutritionnel pour les laitières. Les variétés mariées sont complémentaires et il y a une meilleure homogénéité du fourrage au silo. Les variétés aux caractéristiques alimentaires différentes sont mélangées dès la récolte et le passage d’une variété à une autre, sans transition alimentaire au fil de l’avancement du silo, se fait plus en douceur. »

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Les plus lus

Les systèmes avec litière malaxée compostée réclament des bâtiments très ouverts.  © C. Pruilh
« En litière malaxée, la clé est un couchage sec pour les vaches »
L'EARL Dijs dans le Calvados et le Gaec de Goirbal dans le Morbihan ont opté pour des plaquettes de bois, avec un objectif de 15…
Le Gaec compte 4 associés, 6 salariés, dont 2 mi-temps, et un apprenti. L’atelier lait emploie 3,5 UTH, la transformation 2,5 UTH et la vente 1,5 UTH.  © V. Bargain
[ Lait bio ] Le Gaec de Rublé veut être autonome à tous les niveaux
Au Gaec de Rublé, en Loire-Atlantique, l’autonomie pour la production, la commercialisation et désormais l’énergie est un point…
Angeline, Thierry et Emmanuel Ciapa. Les trois associés emploient un apprenti et un salarié cinq mois par an. © Ciapa
Être éleveur dans un désert laitier
Être isolé dans une région de grandes cultures pose de nombreuses difficultés : suivis technique et vétérinaire…
Litière malaxée compostée aux Pays-Bas
Premier bilan des litieres malaxées compostées pour vaches laitières
Substituer la paille par un matériau qui peut être malaxé sur les aires de couchage est une alternative dans les régions manquant…
stabulation vaches laitières SCL Elevage du Pla
« Notre litière malaxée est en paille broyée »
A la SCL Elevage du Pla, à Momères, dans les Hautes-Pyrénées, les éleveurs ont sept ans de recul avec leur…
Sorgho fourrager sursemé dans une prairie permanente après un travail superficiel du sol au covercrop. Par son effet sur la plisse de la prairie, il permet une meilleure implantation du sursemis prairial réalisé ensuite  à l'automne.  © S. Guibert
Du sorgho sursemé et pâturé pour le creux d’été
Comment rendre les prairies productives pendant les quatre mois d'été? Frédéric Lenglet, dans la Sarthe, a sursemé en juin 2019…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8.50€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière