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« Nous essayons de tout optimiser »

Le Gaec des Montants, en Haute-Saône, engraisse les vaches de réforme, les veaux mâles en taurillons et vend des génisses à l’exportation.

Frédéric et Philippe Garret, en Haute-Saône, élèvent 110 Montbéliardes et produisent 970 000 litres de lait. Aucun animal ne quitte la ferme sans avoir été mené au bout de sa valorisation. En 2017, le Gaec a engraissé 23 vaches de réforme (1 108 € pièce pour 366 kg de carcasse) et 50 taurillons de 21 mois (1 317 € pour 393 kg). « Une vache maigre est payée au mieux 2 à 2,5 €/kg, justifie Frédéric Garret. En l’engraissant, on peut viser 3 €/kg et on gagne 20 à 50 kg de poids carcasse. Cela peut représenter 300 € par vache. C’est sur la finition que se fait la marge. » Les vaches de réforme sont mises à l’engrais tout au long de l’année au fur et mesure de leur sortie du troupeau, mais, parfois, elles sont retardées pour en faire un lot qui sera fini à l’herbe à partir de mars, sans complémentation, et vendu à la période la plus favorable, en juin. Le Gaec dispose d’importantes surfaces herbagères (173 ha de prairies et 100 ha de cultures).

Des vaches nourrices

Les vaches qui ont des difficultés (cellules...) finissent leur carrière dans un troupeau de nourrices qui produisent le lait pour élever les veaux. Dix à douze vaches sont affectées en permanence à cette fonction (1 pour 3 ou 4 veaux). Les vaches peuvent ainsi terminer leur lactation et être engraissées au moment le plus opportun et cela permet d’optimiser la qualité du lait. En hiver, les vaches sont engraissées dans une case en bout du bâtiment des taurillons avec la même ration (ensilage de maïs et paille, 1,5 à 1,7 kg de tourteau de colza et drèche de blé, 2 kg d’orge, 1 kg de pulpe de betterave). « Les vaches laitières sont en ration complète. Quand nous les tarissons, elles ne sont jamais très maigres, explique l’éleveur. Certaines, en lactation longue, partent même sans finition si l’acheteur juge que l’état d’engraissement est satisfaisant et d’autres sont prêtes en 3 semaines. Mais, en moyenne, à l’auge, nous les engraissons pendant 40 à 50 jours. » En 2017, le Gaec a également vendu 15 génisses pour l’exportation (1 280 €). « Nous faisons du sexage pour avoir deux tiers de femelles, détaille Frédéric Garret. Nous les élevons toutes et nous vendons entre 15  et 20 femelles à 3 mois de gestation. Nous commençons aussi à faire du croisement Charolais et Blanc Bleu Belge. Nous essayons de tout optimiser. »

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