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Mycotoxines : une pression moindre sur les maïs 2022

D’après l’observatoire multi-partenarial des mycotoxines sur l’ensilage de maïs, les contaminations en DON et Zéa apparaissent moins élevées pour cette campagne, sauf pour le nivalénol.

Résultats issus de l'Observatoire multi-partenarial des mycotoxines (fin novembre) en DON, Zéa et nivalénol.
Résultats issus de l'Observatoire multi-partenarial des mycotoxines (fin novembre) en DON, Zéa et nivalénol.
© Observatoire des mycotoxines

Les premiers résultats obtenus (77 analyses) issus de l’observatoire multi-partenarial des mycotoxines sur l’ensilage de maïs révèlent une contamination nettement plus faible que les années précédentes sur l’ensemble des régions. L’année 2022 marquée par un été aux températures élevées et un bilan hydrique très défavorable, notamment dans les phases sensibles du cycle du maïs (floraison et fécondation), a eu un impact positif sur le risque de contamination en mycotoxines.

La baisse est significative pour le déoxynivalénol (DON) avec une valeur médiane à 234 ppb à 88 % MS alors qu’elle était supérieure à 900 ppb les années précédentes. 71 % des élevages analysés se situent sous les seuils à risque contre 26 % en 2021. Seulement 8 % des échantillons présentent un risque majeur contre 26 % l’année passée. La même tendance est observée pour la zéaralénone (Zéa) avec 94 % des élevages qui ne comportent pas de risque contre 60 % en 2021.

Le constat est identique pour l’ensemble des régions en France. Les conditions météorologiques de cet été ont limité sur les plantes au champ le développement des champignons de type Fusarium, à l’origine de la production des DON et Zéa. Les dates de récolte très précoces des maïs ensilage cette année expliquent aussi ces valeurs en baisse.

Attention au nivalénol dans l’Ouest et le Nord

En revanche, sur le nivalénol le constat est différent avec une stabilisation autour de 60 % des élevages avec un risque faible. Les élevages avec un risque majeur passent de 8 % à 16 %. Cette évolution peut s’expliquer par le développement d’un type de Fusarium responsable du nivalénol qui se développe en situation sèche et chaude. Comme les années passées, cette mycotoxine se retrouve plutôt sur l’Ouest et le Nord de la France. Une attention particulière doit y être portée car la toxicité de cette mycotoxine est deux fois plus importante que celle du DON.

Face à ces premiers résultats et malgré une pression en mycotoxines moins importante en 2022, il faut rester vigilant et ne pas hésiter à analyser les ensilages de maïs sur ces trois mycotoxines lorsqu’il y a la moindre suspicion technique dans un troupeau.

 

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