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« Mon petit doigt m’avait pourtant dit… »

« Il y a des petits doigts qui parlent. Oui, oui ! J’en ai rencontré deux spécimens pas plus tard que cette semaine. Si je les ai rencontrés, c’est aussi parce que le cerveau qui les commande aurait beaucoup mieux fait de les écouter. Le premier des deux s’est agité dimanche matin quand son propriétaire a vu qu’une multipare bien à terme, aux ligaments bien relâchés depuis 36 heures et qu’il attendait à vêler dans la nuit n’avait toujours rien fait.

Mais comme elle s’est présentée à l’auge à l’heure de la distribution et que le dimanche n’est pas de tout repos pour celui qui assure le boulot, le cerveau a fait signe au petit doigt de se taire et a conclu « ce n’était pas pour cette nuit ; elle aura fait ce soir ». Sauf que, comme souvent, le petit doigt a raison !

ÇA NE PASSE PAS TOUJOURS!

Le bon demi-tour de torsion utérine de la nuit précédente n’avait aucune raison de se résoudre seul, et était toujours là le dimanche soir tandis que la détorsion à la main était devenue impossible car le veau, mort, ne pouvait décidément plus m’aider. Il a fallu rouler la vache et négocier ensuite la réouverture du col qui, entretemps, avait décidé que l’heure était venue de se refermer. Deux heures plus tard, nous terminions l’extraction très patiente de ce veau (une génisse !) heureusement sans dommages pour sa mère.

Le deuxième petit doigt de ce week-end-là s’était agité le samedi. Que faisait cette vache tarie depuis peu, un peu à l’écart, la queue en mouvement ? Dimanche se passe. Lundi, il est temps de la rentrer de la pâture avec du placenta à pendre. Derrière le col, infranchissable car à demi refermé, un veau (ou deux ?) en position foetale et dilaté par les gaz attendait les secours depuis deux jours. Mais à ce stade, les secours devenus impuissants même avec de la bonne volonté, et après avoir âprement livré bataille, ont dû eux-mêmes capituler. D’ailleurs, sur le trajet qui me conduisait à la ferme, mon petit doigt me l’avait dit. Il me parle souvent les jours de bourre où j’aurai tellement envie de le faire taire ! »

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