Aller au contenu principal

Mobilisation de la race Abondance pour l’AOP

En Haute Savoie, une série d’actions est lancée pour renforcer l’offre génétique Abondance et faire progresser le nombre de vaches de la race dans les troupeaux.

Le cahier des charges de l’AOP Abondance prévoit un seuil collectif de 45 % minimum de race Abondance sur la zone au 1er janvier 2016.
Le cahier des charges de l’AOP Abondance prévoit un seuil collectif de 45 % minimum de race Abondance sur la zone au 1er janvier 2016.
© DR

D’ici le 1er janvier 2016, sur la zone du fromage AOP Abondance, 45 % des animaux devront être de race Abondance. Cette échéance fixée par le cahier des charges est connue depuis 2006. N’empêche, elle représente encore un beau défi. Il manque encore à l’appel 868 femelles de race Abondance. Le pourcentage moyen de race Abondance sur la zone frôle aujourd’hui 40 %. Mais sur 220 élevages, on dénombre encore 116 élevages à moins de 45 %, et surtout 53 élevages à moins de 5 % dont 26 à 0 %. Si les 45 % ne sont pas atteints collectivement au 1er janvier 2016, alors seuls les élevages à 45 % minimum de race Abondance resteront habilités.

Un financement de l’interprofession laitière des Savoie


Face à ce couperet qui menace la filière, le Sifa (Syndicat interprofessionnel du fromage Abondance), l’OS races alpines réunies (OSRAR)(1) et les laiteries se sont mobilisées de concert pour répondre aux exigences du cahier des charges. Une série de réunions a été organisée l’hiver dernier pour les éleveurs de la zone autour de la race - ses atouts et ses limites. Et un plan d’actions pour développer durablement l’offre en génétique a été lancé, le tout avec le financement de l’interprofession laitière des Savoie (ILS).
Ce plan comporte :


— Des aides à la collecte et à la mise en place d’embryons. « Il s’agit d’introduire la race Abondance de façon sûre sur le plan sanitaire et génétique, avec des embryons issus des meilleures vaches triées selon un seuil d’ISU par père, celles du noyau de sélection de la race », souligne Nicole Bloc, chargée de mission à l’OSRAR. L’aide à la collecte des vaches « noyau de sélection », plafonnée à 800 euros, est accessible à tous les éleveurs à la condition de laisser à disposition de la collectivité 50 % des embryons congelables. L’aide à la mise en place d’embryons, 90 euros par embryon posé, est réservée aux éleveurs de la zone Sifa. Bel-Air Embryons (Ucear) est le partenaire exclusif de l’action. « L’objectif de cinquante collectes est quasiment atteint ; quatre-vingt-dix embryons ont été posés en frais et trente embryons sont en « banque ». »


— Des contrats d’élevage de génisses entre naisseurs et éleveurs. « L’objectif est de structurer le marché et d’éviter la perte de génétique intéressante à l’export ou dans des élevages non contrôlés. » Ces contrats, qui renforcent les garanties « droits et devoirs de chacun », sont à la disposition des éleveurs via l’OSRAR depuis le mois de septembre.


— De la semence sexée de taureaux de testage : elle est disponible dès cet automne auprès de l’Ucear à partir de cinq taureaux de la série.
Une mesure plus cœrcitive vient d’être décidée par les coopératives (sauf une) pour les élevages ayant moins de 5 % de femelles (de plus de  15 jours) de race Abondance : 10 €/1 000 l seront prélevés sur la paye de lait(2). Ils leur seront restitués s’ils franchissent le seuil de 5 %.


(1) Abondance, Villars de Lans, Hérens.
(2) Prix moyen 2013 : 454 €/1 000 l + 13 €/1 000 l retenus pour la communication sur l’AOP Abondance.

Les plus lus

<em class="placeholder">Éleveurs et leur conseiller devant les robots de traite</em>
« Nous avons habitué nos vaches aux robots grâce au DAC, dix jours avant la mise en route », en Meurthe-et-Moselle

Au Gaec du Pavillon, en Meurthe-et-Moselle, pour faciliter la mise en route et la fréquentation des robots, les éleveurs ont…

<em class="placeholder">démonstrateur centrale agrivoltaïque Voltalia sur prairie avec des vaches</em>
Agrivoltaïsme : les ombrières de faibles hauteurs perturbent peu les vaches mais modifient la composition de la prairie à Poisy, en Haute-Savoie

Avec des hauteurs inférieures à 2,20 mètres, les panneaux fixes installés sur une prairie pâturée de la ferme de Poisy, en…

<em class="placeholder">Au Gaec de la Dame de Haye, toutes les générations sont représentées. De gauche à droite : Steve Jouquelet, Johann Vévert, Paul Comte, Aymeric Caron, Pascal Ebel, ...</em>
« La convivialité, c’est primordial pour la cohésion d'équipe de notre Gaec », en Meurthe-et-Moselle

Au Gaec de la Dame de Haye en Meurthe-et-Moselle, la cohésion de l’équipe de neuf personnes est une priorité pour les cinq…

<em class="placeholder">Vaches prim&#039;Holstein en attente devant les robots de traite en batch milking</em>
« Le batch milking nous permet une bonne gestion de la main-d’œuvre salariée », dans les Yvelines

La Ferme de la Tremblaye dans les Yvelines a opté pour le batch milking pour la traite de ses 220 vaches…

<em class="placeholder">Les trois associés du Gaec de Vernoux</em>
« Nous apportons de la paille broyée dans la ration de nos laitières pour la fibre efficace », dans le Maine-et-Loire

Au Gaec Vernoux, de nouveaux critères d’analyse des fourrages mesurant la part de fibres efficaces ont amené les associés à…

<em class="placeholder">Ludovic André avec ses vaches au pâturage</em>
« Je passe mes vaches laitières en monotraite l’été pour mieux passer les coups de chaud », dans les Côtes d’Armor
Installé en bio dans les Côtes d’Armor, Ludovic André a opté pour la monotraite de mi juin à fin août, avec des vêlages groupés à…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière