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Les vaches souffrent de stress thermique

Même dans les régions du nord de la France, les vaches peuvent être touchées par le stress thermique.
Même dans les régions du nord de la France, les vaches peuvent être touchées par le stress thermique.
© Infographie Réussir

Dès 22 °C, une vache laitière peut commencer à souffrir de stress thermique et sa production baisser. Une enquête menée par Lallemand à travers différents pays d’Europe révèle que les vaches françaises ne sont pas épargnées. Les températures et l’humidité ont été relevées en continu dans différents élevages pendant les étés 2013 et 2014, pour calculer l’index THI (température/ humidité) et évaluer ainsi le niveau de stress thermique. « Même pendant des étés modérés, le stress thermique est bien une réalité, en France et en Suisse en particulier, constate Jean-François Floquet, de Lallemand. Globalement, en été, les élevages français passent en moyenne dix heures par jour au-dessus du seuil de stress. Les pertes de lait calculées se situent autour de 2,4 kg par jour en moyenne. »

Quatre heures passées en stress thermique suffisent pour réduire la production

Le sud de l’Hexagone est fortement atteint, avec 12 heures par jour en stress thermique mesuré dans les Pyrénées Atlantiques. Mais plus surprenant, la Bretagne et la Mayenne sont aussi fortement touchées, avec des pertes de lait estimées à 2 kg par vache par jour(1). « Un index THI de 68, qui correspond par exemple à une température de seulement 22 °C pour 45 % d’humidité, est la limite entre la zone de confort de la vache et le stress thermique. Il suffit de quatre heures passées en condition de stress pour réduire la production laitière de plus d’un kilo par jour ! Si une vache commence à montrer des signes cliniques (halètement, baisse d’ingestion, etc.), il est déjà trop tard. L’efficacité ruminale, le statut antioxydant, et la production laitière sont déjà affectés. »

 

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